«Le cannabis est illégal et il continuera d'être traité comme tel», dit la juge

« Le cannabis est illégal et il continuera d'être traité comme tel par les tribunaux tant que le législateur n'en décidera pas autrement »
La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a réaffirmé la position des tribunaux à appliquer la loi tant que le projet de la loi sur la légalisation du cannabis ne sera pas entériné par le parlement canadien.
Coupable de possession simple de cannabis et de bris de probation, Christian Jacques de Coaticook devra se soumettre aux conditions d'une probation au cours des 18 prochains mois au cours de laquelle il ne devra pas consommer de drogue.
Il a reconnu sa culpabilité à une accusation de possession simple de cannabis en octobre 2016, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.
C'est lors d'une fouille pour une affaire criminelle dans laquelle il n'était pas impliqué qu'une certaine quantité de cannabis avait été découverte sur Christian Jacques.
L'individu qui souhaitait qu'une sentence suspendue soit imposée dans son dossier a témoigné devant la juge qu'il consommait du cannabis à l'occasion les fins de semaine comme « loisir », « pour relaxer ».
« On peut voir dans les journaux que la légalisation s'en vient », a mentionné à la juge Desgens Christian Jacques pour minimiser l'impact de geste.
Affirmation à laquelle la juge Desgens a répliqué que c'était encore illégal.
Il faut dire que Christian Jacques revient de loin en matière de consommation et trafic de stupéfiants.
Au cours des dernières années, il est passé de la consommation de crack, cocaïne et méthamphétamine à celle de cannabis.
Depuis sa sortie de prison en 2015 à la suite d'une condamnation dans une affaire de drogue, Christian Jacques s'est repris en main et s'est trouvé un emploi à temps complet.
« J'entends le chemin parcouru même si vous minimisez votre consommation. Je vous impose la condition de ne plus consommer de stupéfiants. Si vous la brisez, vous allez vous condamner vous-même à la prison », a prévenu la juge Desgens.
Dans le cadre de sa probation, Christian Jacques devra faire un don de 1000 $ à l'organisme Moisson Estrie.
C'est Me Christian Raymond qui défendait l'accusé. Me Isabelle Dorion représentait le ministère public.