Résidante de la rue Jolliet, Cécile Mercier aura beaucoup de travail à faire pour remettre son chez-soi en bon état.

Le bris d'aqueduc cause près de 100 000 $ de dommages à sa maison

Les premiers jours de 2018 ont été un véritable cauchemar pour des résidants de la rue Jolliet. Chez Cécile Mercier, l'eau aura coulé durant près de cinq heures par la fenêtre du sous-sol et par les portes-fenêtres du rez-de-chaussée mardi, faisant entre 80 000 et 100 000 $ de dommages.

Le couple qui habite à cet endroit depuis 28 ans a vécu l'horreur. L'aqueduc de la rue Jolliet a brisé en milieu d'après-midi, ce qui a inondé des maisons. « C'était l'enfer, affirme Mme Mercier. Pendant 5 h, ça a coulé. C'était une chute d'eau! Le plancher est fini en haut. L'eau rentrait par les deux portes-fenêtres. Les décorations de Noël flottaient dans le salon. Dans le sous-sol, c'était terrible, il y avait de l'eau et de la terre partout. »

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La nuit a été rude pour le couple qui a visiblement manqué de sommeil. « On n'a pas dormi beaucoup. Une heure après le début du dégât, une compagnie de sinistre est venue. Ils ne pouvaient rien faire avant que ça ait fini de couler. Ils sont donc revenus ce matin (mercredi) à 7 h », explique Mme Mercier.

Cécile Mercier lève toutefois son chapeau à la Ville de Sherbrooke et aux assureurs qui ont répondu à l'appel rapidement. « On a eu un bon service de la Ville. Par contre, il faut prendre notre temps. On est quand même chanceux dans notre malchance, car on est bien couverts par nos assurances », commente la sinistrée.

Des dommages ont aussi été causés à l'extérieur de la propriété. L'eau a amené de la terre dans la maison, ce qui a créé une couche de boue sur le plancher du rez-de-chaussée. Heureusement, Mme Mercier et son mari, Benoit Vachon, ont pu sauver de l'eau leurs plus précieux souvenirs comme les albums photo. Beaucoup de matériaux et de meubles ont également pu être mis à l'abri.

Une continuité

Ce début d'année n'est qu'une continuité de l'année 2017 alors que la famille de Mme Mercier a été éprouvée par la maladie, relate-t-elle. « On a eu beaucoup de maladies dans la famille durant l'année 2017. La situation présentement est dérangeante, elle est stressante, mais elle n'est pas grave. C'est moins grave que la maladie. »

Pour la suite, Mme Mercier espère que son coin de paradis sera rapidement remis en état. Le couple devra quand même quitter sa demeure pour un certain temps. « Dans ces périodes-là, on ne sait pas quoi faire. Il va falloir s'en aller pour deux mois afin que le plancher soit remplacé. On va louer un condo ou un appartement. C'est un peu dérangeant », commente-t-elle.