L’ex-psychologue sherbrookois Étienne Lavoie souhaite être remis en liberté au terme de son enquête préliminaire et renonce à un procès devant jury.

Lavoie renonce à un procès devant jury

L’ex-psychologue sherbrookois Étienne Lavoie souhaite être remis en liberté au terme de son enquête préliminaire et renonce à un procès devant jury.

L’enquête préliminaire de Lavoie, qui s’est enclenchée en août dernier, n’a jamais été complétée.

L’homme de 47 ans, qui réside à Sainte-Catherine-de-Hatley, est accusé de proxénétisme, d’agression sexuelle, d’agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d’avoir obtenu des avantages matériels provenant de services sexuels, d’avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d’images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait.

Lavoie revenait, mardi, devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Son avocat Me Jasmin Laperle garde encore ouverte la possibilité de procéder à examen volontaire, soit de faire entendre des témoins dans le cadre de l’enquête préliminaire. Avant la fin de cette étape, il peut aussi faire une demande de remise en liberté de son client en présentant des faits nouveaux.

Me Laperle a demandé le report du dossier en mentionnant qu’il allait renoncer à la possibilité que le procès se déroule devant jury.

« Nous devons poursuivre nos discussions. Nous allons prendre l’engagement d’opter pour un procès de la Cour provinciale », a assuré Me Laperle.

Le dossier a été reporté au 15 octobre.

L’enquête préliminaire, étape des procédures judiciaires préalable au procès, est frappée d’une ordonnance de non-publication relativement à son contenu et à l’identité des victimes alléguées.

L’avocat de la défense Me Jasmin Laperle et la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf.

L’avocat de la défense conteste la citation à procès concernant la trentaine d’accusations pour des gestes à caractère sexuel qui auraient été commis sur les victimes alléguées.

Cinq femmes ont été entendues comme témoins à la mi-août.

Étienne Lavoie est détenu depuis le début des procédures judiciaires.

En février, Étienne Lavoie a été arrêté pour 14 accusations liées au proxénétisme et à des délits sexuels concernant trois victimes alléguées. Treize autres accusations ont été déposées en mai dernier.

À la mi-mars, le Tribunal a déterminé que Lavoie devra rester détenu pour la durée des procédures judiciaires.

Pour les trois victimes initiales, Lavoie aurait commis les gestes entre janvier 2018 et février 2019, et certains crimes auraient été commis sur son lieu de travail.

Des interdits de communiquer avec les victimes alléguées ont été imposées par le Tribunal à la suite de demandes de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Ève Phaneuf.