Une portion de l’abattoir Lamarche est une perte totale après avoir été ravagée par les flammes.
Une portion de l’abattoir Lamarche est une perte totale après avoir été ravagée par les flammes.

L’abattoir de proximité Lamarche rasé par les flammes

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
« C’est terrible, lance le propriétaire de l’abattoir Lamarche, François Lamarche, la voix remplie d’émotions au milieu des décombres. C’est quelque chose que nous avons bâti depuis plusieurs années. »

Dans la nuit du 25 au 26 juin, un violent incendie a rasé l’abattoir de proximité Lamarche situé à Racine. Vers 00h30, un citoyen a averti le propriétaire, François Lamarche, que les flammes ravageaient le bâtiment situé derrière la boucherie. Le bâtiment est une perte totale. Lorsque rencontré par La Tribune, M. Lamarche ignorait toujours les causes de l’incendie.

Cet établissement offrait des services allant de l’abattage jusqu’à la congélation des poulets. « Nous avions environ 500 poulets par jour à abattre jusqu’à l’automne. » Il souligne que l’entreprise familiale offrait une excellente traçabilité des produits. « On redonnait aux gens leurs propres poulets qu’ils avaient élevés. » Depuis quelques mois, il est possible d’élever 300 poulets sans quota au Québec. Auparavant, la limite était fixée à 100.

L’entreprise familiale couvrait un vaste territoire. Certains clients de l’abattoir provenaient de la Rive-Sud de Montréal. « Les gens sont atterrés. Ils ne savent plus où aller. » François Lamarche souligne que peu d’endroits offrent ce service. « Nous répondions à la demande, mais comme nous ne sommes plus là, il y a un manque à combler. »

Le bâtiment abritant la boucherie a été sauvé.

Lorsque questionné à savoir si la famille allait investir dans la reconstruction d’un nouvel abattoir de proximité, M. Lamarche note que la principale difficulté est de trouver l’équipement nécessaire.  « Nous avions investi beaucoup d’argent dans la machine à emballage. Elle venait des États-Unis. »

Malgré le drame, François Lamarche entrevoit l’avenir positivement. « On a plein de beaux projets. Ce matin, nous sommes en mode solutions. Nous regardons nos options. Comme le secteur du poulet dure seulement 5 mois par année, je ne sais pas si l’investissement sera rentable. »

 Des discussions avec Bruno Vachon, l’attaché politique du député de Richmond André Bachand, ont débuté. « Il m’a appelé pour me dire de prendre du temps pour nous. Ensuite, on va regarder les solutions. »

Après avoir fermé en 2008 pour laisser place à un plus grand abattoir, celui de proximité a été relancé en 2014 par le fils de François Lamarche, Mikael Lamarche. La boucherie, située sur la route 222, est ouverte depuis 28 ans.