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Guillaume Corriveau s’est fait connaître publiquement l’an dernier lorsqu’il a célébré son mariage au Palais des sports avant un match du Phoenix de Sherbrooke. Auparavant, il a siégé au conseil d’administration de la Jeune chambre de commerce de Sherbrooke.
Guillaume Corriveau s’est fait connaître publiquement l’an dernier lorsqu’il a célébré son mariage au Palais des sports avant un match du Phoenix de Sherbrooke. Auparavant, il a siégé au conseil d’administration de la Jeune chambre de commerce de Sherbrooke.

La tablette de l’ex-notaire Corriveau pourra être fouillée en respect du secret professionnel

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Les spécialistes informatiques de la Sûreté du Québec pourront fouiller l’ordinateur de l’ex-notaire Guillaume Corriveau sans que soit compromis le secret professionnel qu’il entretenait avec les clients de la pratique légale qu’il exerçait à Sherbrooke avant son arrestation.

Au début novembre 2020, des accusations de leurre informatique concernant six plaignantes mineures ont été portées contre l'ex-notaire sherbrookois.

Un protocole pour encadrer l’extraction des données de la tablette professionnelle de Corriveau a été entériné, mardi, par le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure.

La poursuite, la défense et la Chambre des notaires se sont entendues sur une procédure afin que l’objet saisi lors de la perquisition concernant Corriveau puisse être fouillé concernant les crimes sexuels qui lui sont reprochés, tout en protégeant le secret professionnel notaire-client.

L'ex notaire de Sherbrooke accusé de crimes sexuels a été remis en liberté à la fin 2020 après s’être engagé à entamer un suivi avec un sexologue.

Un interdit de contact avec ces six personnes mineures avait alors été émis par le tribunal.

L’homme de 36 ans aurait commis les infractions qui lui sont reprochées entre février et septembre 2020.

Corriveau aurait utilisé les médias sociaux pour communiquer avec des filles mineures.

À l’aide de son faux profil, il les aurait incitées à lui faire parvenir des images d’elles qui correspondent à de la pornographie juvénile.

Celui qui enseignait au collégial et à l’université en plus de pratiquer le notariat aurait utilisé de faux profils pour commettre les crimes qui lui sont reprochés.

Il ne peut pas utiliser Internet, de cellulaire, ou tenter de communiquer avec des gens de moins de 16 ans pour la durée des procédures judiciaires.

De nouvelles accusations pourraient être portées à la suite de l’analyse de la tablette de Corriveau.

Étant donné qu’il y a plusieurs plaignantes au dossier, la SQ a déployé la structure de gestion des enquêtes sur les crimes en série (GECS). Cette structure de commandement unifié, au sein de laquelle les services de police québécois travaillent en partenariat, permet d’identifier rapidement les crimes commis par des prédateurs et de procéder à leur arrestation.

Guillaume Corriveau s’est fait connaître publiquement l’an dernier lorsqu’il a célébré son mariage au Palais des sports avant un match du Phoenix de Sherbrooke. Auparavant, il a siégé au conseil d’administration de la Jeune chambre de commerce de Sherbrooke.

Il est inscrit au tableau de la chambre des notaires du Québec depuis 2010. Dans sa fiche professionnelle de l’ordre, son champ d’activité est décrit comme un notaire pratiquant en droit commercial.

C’est Me Marie-Ève d’Anjou qui assure la défense de Guillaume Corriveau, alors que Me Geneviève Côté représentait le ministère public.

Le dossier de Corriveau sera de retour en Cour du Québec le 27 mai prochain.