Tom Néron

La responsabilité criminelle de Néron sera évaluée

Tom Néron sera évalué relativement à sa responsabilité criminelle au moment où il a asséné des coups de couteau à sa mère et ainsi causé sa mort le 8 janvier dernier à Sherbrooke.

L’individu de 35 ans, qui vit vraisemblablement avec un trouble de santé mentale possiblement lié à la schizophrénie, est accusé du meurtre au deuxième degré d’Arlène Girard, sur la rue du Paillard dans le secteur de Rock Forest.

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Devant le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure, la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras et l’avocat de la défense Me Marc-André Champagne de l’aide juridique ont demandé conjointement que cette évaluation soit faite en vertu de l’article 16 du Code criminel.

Une interdiction de communiquer avec quatre membres de sa famille a été imposée à Tom Néron.

Arlène Girard était mère de dix enfants. Tom Néron demeurait à la résidence familiale.

L’accusation de meurtre au deuxième degré est passible d’une peine de détention à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle entre 10 et 25 ans.

Tom Néron a été arrêté sur les lieux du drame vers 16 h 15. Il n’a pas résisté à son arrestation et a été très collaboratif lors de son interrogatoire.

Le meurtre au deuxième degré d'Arlène Girard a eu lieu le 8 janvier sur la rue du Paillard dans le secteur de Rock Forest.

Importation illégale d’armes à feu : la peine minimale de trois ans abandonnée

Les accusations menant à des peines minimales de trois ans qui prévalaient contre deux Américains accusés d’importation illégale d’armes à feu prohibées au Canada ont été retirées.

Le service des poursuites pénales du Canada a déposé un arrêt de procédures dans le dossier de John Paulino et fera de même le 9 mars prochain dans celui de Thomas Jeffrey Byrne.

Une requête en contestation constitutionnelle de la peine minimale avait été déposée par Me Charles Shearson qui défend Thomas Jeffrey Byrne, un homme qui a déjà occupé des fonctions de chef de police au Missouri.

Me Patrick Fréchette, qui défend John Paulino, avait annoncé au tribunal qu’il voulait se joindre à cette contestation.

Malgré cet arrêt des procédures concernant l’importation illégale d’armes à feu en ayant connaissance qu’il était interdit au Canada, celui d’importation illégale d’armes à feu demeure.

John Paulino, qui est originaire de l’Arizona, voulait passer par le Canada pour retourner chez lui le 12 juillet 2017.

C’est lors de la fouille secondaire qu’un agent des services frontaliers du Canada (ASFC) a découvert une arme prohibée dans son véhicule. Détenu pendant quelques jours, il a été libéré sous conditions après avoir déposé 25 000 $ au greffe du palais de justice de Sherbrooke.

Son dossier reviendra en mars.

Ancien chef de police américain de l’État du Missouri, Thomas Jeffrey Byrne se voit aussi soulagé de la peine minimale de trois ans de prison qui pesait contre lui.

Byrne transportait dans sa roulotte une arme Smith & Wesson de calibre 9 mm chargée lorsqu’il a été interpellé par des agents de l’ASFC à Stanstead en juin 2016.

Incarcéré pendant quelques jours, Thomas Jeffrey Byrne avait aussi été remis en liberté après avoir déposé 10 000 $ au greffe du palais de justice de Sherbrooke.

L’arrêt des procédures dans le dossier comportant une peine minimale devrait être prononcé le 9 mars.