Lucas Ollive, Ibrahim Monkokol, MIchaël Laplante et Folly Bienvenu Amassou-Gagnon

La prison pour le guet-apens tendu près du cinéma Galaxy

Quatre jeunes hommes de Sherbrooke n’éviteront pas la prison pour avoir tendu un guet-apens pour battre et voler un individu près du cinéma Galaxy en février 2017.

Folly Bienvenu Amassou-Gagnon, Michaël Laplante, Ibrahim Monkokole et Lucas Ollive ont été condamnés à des peines de douze mois de prison pour les deux premiers, neuf mois pour le troisième et cinq mois pour le dernier au palais de justice de Sherbrooke.

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Dès l’arrivée des accusés dans la salle d’audience pour l’imposition de leur peine, lundi, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a annoncé ses couleurs en plaçant les accusés dans le box des détenus.

« Il s’agit d’une aventure criminelle et préméditée par Laplante dans laquelle il a impliqué quatre autres personnes. Pour créer le climat d’intimidation, il y avait présence d’une arme à air comprimé pendant que la victime était battue. On a réussi à créer une peur permanente chez la victime », a signalé le juge Chapdelaine en imposant les peines aux quatre individus.

Le fait que les accusés travaillent et leurs remords ont été retenus comme facteurs atténuants.

C’est la mine basse que les quatre accusés ont accueilli leur peine.

C’est Laplante qui a tout planifié et entraîné les autres. Le juge a cependant retenu ses remords, la lettre d’excuses adressée à la victime ainsi que l’effet dissuasif du processus judiciaire.

Les quatre individus ont reconnu avoir tendu un guet-apens à un autre homme, le 13 février 2017, dans le stationnement d’un commerce de la rue Comtois.

Miguel Gagnon, aussi accusé dans cette affaire, mais de façon individuelle, a été condamné à 240 heures de travaux communautaires.

Gagnon est le seul à n’avoir exercé aucune violence directe. Il a collaboré avec le Service de police de Sherbrooke.

Ibrahim Monkokole, Lucas Ollive, Folly Bienvenu Amassou-Gagnon et Michaël Laplante avaient plaidé coupable aux accusations de vol qualifié et de voies de fait causant des lésions.

Ollive et Monkokole ont aussi reconnu le port de déguisement et Laplante le complot pour extorsion.

La victime était un ami de Miguel Gagnon et Michaël Laplante.

C’est une histoire de copine et de dette impayée qui est à l’origine de cette affaire.

La victime avait une dette envers Laplante à la suite d’un accident qu’il était en état d’ébriété en plus d’une animosité envers son ex-conjointe.

Gagnon avait convoqué celui qui deviendra la victime pour une transaction de drogue.

La victime arrive sur place où elle est attendue par Laplante, Monkokole et Amassou-Gagnon. Ces deux derniers ont le mandat de lui passer un message et de lui faire peur. Ollive s’est aussi joint au groupe à la dernière minute.

Miguel Gagnon est resté dans le véhicule pour la transaction simulée, alors que les trois autres se sont cachés derrière un conteneur sur la rue Comtois près du cinéma Galaxy.

Pendant que le plaignant discutait avec Miguel Gagnon, Laplante, Ollive et Monkokole sont arrivés la tête couverte et lui ont asséné des coups de pied et de balai à neige. Le juge a noté cette violence dans l’imposition de la peine.

Amassou-Gagnon a pointé ce qui semblait être une arme à feu avant de lui voler son portefeuille, sa montre et son cellulaire.

La victime a subi deux fractures au visage.

Il a manqué deux semaines de travail. Il craint pour sa sécurité et celle de sa famille.

Lucas Ollive est présent au Canada sur un visa étudiant qui est expiré. Le juge a noté qu’il sera expulsé du pays dès l’expiration de sa peine de cinq mois à laquelle la détention provisoire de trois mois a été déduite.

Me Jean-Marc Bénard, Me Alexandre Tardif, Me Mélissa Gilbert ainsi que Me Mireille Leblanc ont défendu les accusés dans cette affaire. Me Isabelle Dorion représentait le ministère public.