La prison pour avoir joint un groupe de braqueurs de domicile

Sherbrooke — La mauvaise idée d’un individu d’à peine de 18 ans de se joindre à un groupe pour braquer un domicile avec une arme à feu à Sherbrooke le privera de sa liberté pour les premières années de sa vie adulte.

Christopher Ouellet a été condamné, mardi, à une peine de quatre ans de prison par le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

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Christopher Ouellet ira en thérapie

Le 9 février dernier, Ouellet et trois autres individus sont entrés dans un logement de la rue McManamy pour y voler divers objets.

L’un d’eux avait une arme à feu, alors que l’autre tenait un couteau.

Ouellet avait la tâche de ramasser les biens dans le logement dans l’objectif de les revendre.

Le quatuor était masqué parce que l’un des voleurs connaissait l’une des victimes.

Pendant qu’Alexis Roy attendait à l’extérieur du logement, Ouellet, Mark-Olivier April-Angelini et deux autres adolescents sont entrés dans le logement.

Christopher Ouellet y a volé une console de jeu ainsi que des jeux vidéos dans l’objectif de les revendre à des prêteurs sur gages.

Ouellet a volé pour environ 1000 $ d’article.

Les voleurs se sont ensuite rendus chez un prêteur sur gages pour obtenir de l’argent pour les articles volés.

C’est en tentant de revendre ces articles que les cinq individus ont été arrêtés.

Ouellet a fait des déclarations aux policiers concernant son implication dans les vols.

« La victime est un ancien copain de la mère de l’un des accusés. Ce vol n’était pas à l’initiative de mon client » a expliqué l’avocate de la défense Me Stéphanie Côté.

Devant le tribunal, le jeune homme de 18 ans a plaidé coupable à des accusations de vol qualifié en utilisant une arme à feu, d’introduction par effraction, de port de déguisement et de recel des objets volés.

Ouellet avait été confié à une maison de thérapie à la suite de son arrestation, mais a brisé ses conditions de remise en liberté. 

Il a fait une thérapie pendant quatre mois. Entre le 13 et le 16 juillet, il a brisé son couvre-feu en plus de consommer des boissons alcoolisées et a fréquenté un bar. Il avait fait une tournée des bars pour y rejoindre sa copine.

Il a été expulsé de la thérapie, puis est incarcéré depuis l’été dernier.

Vingt-cinq semaines de détention provisoire ont été réduites de l’importante peine imposée. Les quatre mois de thérapie effectués ont été tenus en compte dans la peine imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Stéphanie Côté et de la procureure aux poursuites criminelles Me Claudie Marmet.

La peine de quatre ans de prison est le minimum prévu à la loi en matière de vol qualifié en utilisant une arme à feu.

« Je voulais plaider coupable. Monsieur le juge, je vous remercie de la peine. Je veux aussi remercier ma mère qui est présente pour moi », a indiqué Ouellet avant d’être condamné à quatre ans de prison à laquelle il reste trois ans et demi à purger.

Le conducteur du véhicule Alexis Roy a reconnu l’accusation de port de déguisement. Il a été condamné à dix-huit mois à purger dans la collectivité.

Les deux adolescents ont aussi plaidé coupable dans cette affaire, mais la peine minimale ne s’appliquait pas dans leurs dossiers portés en chambre de la jeunesse. Quant à Mark-Olivier April-Angelini, il a reporté son dossier à une autre date.

Lyons reviendra en novembre

Accusé dans une affaire de vol qualifié, Justin Lyons reviendra en novembre prochain pour fixer son procès.

Les événements qui étaient reprochés à Justin Lyons seraient survenus le 23 juillet 2017 sur la rue College dans l’arrondissement de Lennoxville.

Il était alors accompagné d’Éric Moore qui a été condamné à deux ans de prison dans cette affaire.

C’est le 13 novembre prochain que sera fixé le procès de Justin Lyons. Ses conditions de remise en liberté ont été modifiées en attendant la suite des procédures.

Moore a plaidé coupable en avril dernier dans cette affaire qui s’apparentait à un braquage de domicile perpétré sur la rue College en juillet 2017.

Moore avait reconnu des accusations d’introduction par effraction dans le but de commettre des voies de fait graves ainsi que le port de déguisement.

La victime alléguée dans cette affaire a subi une fracture du nez et a dû recevoir une vingtaine de points de suture au visage.

Éric Moore a reconnu s’être introduit par effraction dans le logement de la rue College en soirée, masqué par un foulard. Sur place, l’occupant a reçu plusieurs coups au visage.

Justin Lyons