Éric Lamontagne
Éric Lamontagne

La libération conditionnelle d’Éric Lamontagne prolongée

Sherbrooke — Confié à une maison de transition à la fin 2019, Éric Lamontagne poursuivra son cheminement pour au moins six mois en maison de transition.

Éric Lamontagne a été condamné à la détention à perpétuité pour le meurtre au deuxième degré de son père en 1998. 

Gaétan Lamontagne a été tué de 43 coups de couteau dans un chalet de Sainte-Catherine-de-Hatley par son fils qui se trouvait en « micropsychose ».

Dans une décision récente, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a prolongé de six mois la semi-liberté de Lamontagne qui poursuivra son cheminement dans un centre résidentiel communautaire.

Depuis son arrivée en transition, Éric Lamontagne a réalisé plusieurs adaptations, dont les déplacements en transport en commun et l’utilisation d’un téléphone cellulaire. Il est décrit par les intervenants comme étant conformiste et respectueux des règlements. Malgré une certaine anxiété au départ, il a effectué plusieurs démarches pour devenir plus autonome.

Au cours des derniers mois, Éric Lamontagne a complété le programme de maintien des acquis. Son agent de programme souligne d’ailleurs sa motivation pour s’investir dans une démarche de changements. 

Il a commencé à faire du bénévolat deux à trois fois par semaine.

La CLCC tient compte que le crime que Lamontagne a commis a été perpétré alors qu’il vivait une désorganisation importante sur le plan de la santé mentale.

Avant de bénéficier d’une semi-liberté et d’être confié à une maison de transition par la CLCC, Éric Lamontagne avait reconnu la distorsion de sa pensée en ce 20 novembre 1998 où il a asséné 43 coups de couteau à son père. Il s’était alors excusé des violents gestes posés.

La consommation de drogue et d’alcool jumelée à des problèmes de santé mentale non contrôlés et à des idées suicidaires, ont entre autres poussé Éric Lamontagne à vouloir régler ce qu’il croyait être le problème de sa mère, avec qui il entretenait une relation fusionnelle, en enlevant la vie à son père.

La victime avait été attirée au sous-sol du chalet voisin de sa résidence à Sainte-Catherine-de-Hatley par une supposée panne de chauffage à l’endroit dont il avait la charge en l’absence des propriétaires. Son fils l’y attendait, un couteau à la main pour le poignarder à de multiples reprises.

Éric Lamontagne a été condamné à la prison à vie en 2001 sans possibilité de libération conditionnelle avant 14 ans après avoir été trouvé coupable de meurtre au deuxième degré. La Cour d’appel a ordonné un nouveau procès en 2006 dans son dossier. Un an plus tard, Lamontagne a plaidé coupable à un meurtre au deuxième degré avec possibilité de libération conditionnelle après dix ans. Il a tenté de faire casser le verdict en Cour d’appel puis en Cour suprême, demandes qui lui ont été refusées.

Le risque de récidive général de Lamontagne est considéré comme faible modéré par la CLCC alors que le risque de récidive violente est modéré.

Des interdictions de consommer des drogues ou de l’alcool lui sont imposées. Il ne peut pas non plus fréquenter les bars.

Avant sa libération en décembre 2019, Éric Lamontagne était détenu dans un pénitencier à sécurité minimum depuis 2012.

L’individu de 51 ans est admissible à une libération conditionnelle complète depuis le 22 novembre 2008.