Angel-Émiro Guapacha

La fin de semaine derrière les barreaux pour une affaire de voies de fait

Accusé dans une affaire d’agression sexuelle, Angel-Émiro Guapacha a passé la fin de semaine derrière les barreaux pour une affaire de voies de fait.

L’individu de 47 ans est accusé de voies de fait sur son voisin de même que de bris de conditions de remise en liberté.

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Après avoir entendu la preuve dans ce nouveau dossier, puis le témoignage de Guapacha, la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a consenti à le remettre en liberté sous conditions, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.
« La version de monsieur est vague sur les nouveaux événements dont il est accusé. Ce sont deux personnes qui ont déjà vécu des litiges entre eux. Je n’ai pas à trancher de la culpabilité de l’accusé pour le moment », explique la juge Fabi.
La juge estime que Guapacha se présentera au tribunal après s’être engagé à respecter ses conditions de remise en liberté et avoir déposé 500 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke.
« Le tribunal n’est pas en présence d’une situation où si l’accusé est remis en liberté, il commettra une nouvelle infraction.
Le dépôt d’argent est une garantie suffisante estime la juge » a indiqué la juge Fabi.
Dans son dossier principal, Guapacha est accusé d’une agression sexuelle causant des lésions corporelles dans un bar de Sherbrooke en janvier 2017.
« Il avait été remis en liberté sous de sévères conditions dans le dossier principal », a expliqué la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme.
L’accusé avait renoncé à son enquête préliminaire dans le dossier principal en juin 2017. Il a plaidé non coupable à l’accusation portée contre lui et avait été cité à son procès.
Des ordonnances de non-publication empêchent de divulguer toute information pouvant permettre d’identifier la victime ou de divulguer les faits de cette affaire.
Guapacha avait été remis en liberté sous conditions après une semaine de détention en janvier 2017. Il doit notamment respecter un couvre-feu.
Dans le nouveau dossier, il est accusé de voies de fait le 10 avril dernier et deux bris de conditions de ne pas avoir gardé la paix, d’avoir changé d’adresse sans en aviser le tribunal et ne pas avoir respecté son couvre-feu.
Ce nouveau dossier a été joint au dossier principal qui a été reporté au 14 juin prochain à la demande de son avocat Me Christian Raymond.