La famille Martineau remercie «les intervenants du dossier»

Si au plan légal, le dossier d'Alexandre Martineau a connu son point culminant, jeudi, avec la déclaration de non-responsabilité criminelle pour trouble mentaux, il se poursuivra sur le plan médico-légal avec le TAQ puis au plan personnel pour les membres de sa famille.
Me Marc-André Champagne
Jeune homme brillant, étudiant à l'université et ne consommant ni stupéfiant ou alcool, les troubles de santé mentale étaient très récents dans le cas d'Alexandre Martineau.
«Dans l'analyse qui a été faite par la Dre Karine Forget dans son rapport, elle mentionne que les premiers signes de maladie mentale sont apparus dans les jours ou mêmes semaines avant le 9 juin 2016. Il y avait un changement dans l'attitude de mon client, mais rien de violent ou désorganisé. Rien de suffisant pour marquer l'attention», explique l'avocat de la défense, Me Marc-André Champagne de l'aide juridique.
Présente au tribunal depuis le début des procédures judiciaires, la famille d'Alexandre Martineau continue de l'appuyer.
«La famille tient à remercier tous les intervenants pour leur travail dans le dossier. Que ce soit, les policiers, le personnel hospitalier, les gens du CAVAC qui ont supporté la famille ainsi que les médias pour la façon dont le message a été rapporté. Ils apprécient la bonne foi et l'aide qu'ils ont reçue de tous les intervenants» porte Me Champagne au nom des parents d'Alexandre Martineau.
Il rappelle que tout ce processus judiciaire n'a pas été facile à traverser.
«Pour la suite des choses, des rapports psychiatriques et de travail social seront préparés d'ici 45 jours. Ils les présenteront aux commissaires du TAQ. Par la suite, ils auront trois choix, la détention à l'hôpital, une libération avec des conditions dans une maison de transition ou chez les parents ou une libération complète sans condition. Pour les deux premières options, Alexandre Martineau devra se présenter chaque année devant le TAQ qui déterminera s'il représente un danger et si ce danger est assurable par la société s'il est remis en liberté», explique Me Champagne.