L’altercation mortelle est survenue le 17 août dernier à la Taverne Urbaine de la rue Alexandre à Sherbrooke.
L’altercation mortelle est survenue le 17 août dernier à la Taverne Urbaine de la rue Alexandre à Sherbrooke.

Kevin Sanders accusé de meurtre au second degré

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Kevin Sanders a comparu officiellement, vendredi, pour le meurtre au deuxième degré de Joël Mailhot à la Taverne Urbaine de Sherbrooke le 17 août.

Représenté, vendredi, par Me Mélissa Gilbert, Kevin Sanders reste détenu pour le moment. « Me Jean Leblanc comparait officiellement au dossier. Nous venons de recevoir la preuve dans le dossier. Elle semble complète. Nous allons faire le tour de la preuve avant de déterminer si nous allons tenir l’enquête sur remise en liberté », a expliqué Me Mélissa Gilbert au tribunal, vendredi.

La procureure aux poursuites Me Geneviève Crépeau a confirmé que toute la preuve disponible au dossier avait été divulguée à la défense. Le dossier pour fixer l’enquête sur remise en liberté a été reporté au 16 septembre.

L’altercation est survenue en fin de soirée le 17 août à l’établissement de la rue Alexandre. Les caméras de surveillance de l’établissement permettent de constater que Sanders se trouvait au bar à quelques bancs de celui qui allait devenir la victime.

À un certain moment, Sanders se lève et assène un premier coup de poing avant de continuer à frapper la victime d’une quinzaine de coups de poing. Il poursuit son agression en donnant des coups de pied à la victime qui se trouve au sol.

Le Service de police de Sherbrooke avait été appelé à se rendre à la Taverne Urbaine de la rue Alexandre vers 23 h 30. Le suspect venait de quitter les lieux lorsque les policiers sont arrivés sur place. Ils ont alors constaté qu’un homme gisait inanimé au sol. Il avait reçu plusieurs coups au visage. Des manœuvres de réanimation ont été faites en attendant l’arrivée des ambulanciers paramédicaux.

Après quelques jours aux soins intensifs, la victime Joël Mailhot est décédée. L’accusation de voies de fait grave avait alors été modifiée pour un meurtre au deuxième degré. Cette grave accusation est passible de la prison à vie avec une possibilité de libération conditionnelle entre dix et vingt-cinq ans.