Félix Juneau

Juneau invoque la légitime défense

Pris de panique et de peur alors qu’il venait de se faire réveiller chez lui à 5 h du matin par deux individus en état d’ébriété, Félix Juneau a asséné deux coups de bâton de baseball à l’un d’entre eux.

L’individu de 19 ans subit son procès relativement à des accusations de voies de fait graves et voies de fait causant des lésions, jeudi et vendredi, devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

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La victime est un ami de sa sœur qui se trouvait au logement que Juneau partageait avec cette dernière sur la rue de l’Église à Windsor.

Juneau a reconnu avoir blessé gravement cet homme en lui assénant deux coups de bâton de baseball dans la nuit du 5 au 6 novembre 2016.

Il tente de soulever que c’est par légitime défense qu’il a agi de cette façon parce que son cousin avec qui il vivait une relation tumultueuse se trouvait en compagnie de celui qui allait devenir la victime à la suite de cette agression.

« Vers 5 h du matin, j’ai entendu crier vraiment fort. J’ai cogné à ma porte pour leur dire d’arrêter de crier. Ils ont compris le message parce qu’ils m’ont dit que je devais frapper pas mal plus fort pour que j’arrête de faire du bruit », a signalé Juneau lors de son témoignage en défense.

L’accusé avait entendu les deux amis de sa sœur casser des verres dans le logement.

« Je suis sorti de ma chambre avec un bâton de baseball. Je voulais leur faire peur, alors je les ai pointés en leur disant de s’en aller (...) Je voyais qu’ils étaient clairement hostiles. La victime s’est avancée vers moi et m’a donné une claque dans la face. Il s’est à nouveau avancé vers moi rapidement. J’ai fermé les yeux et j’ai frappé sans réfléchir. Je ne voulais pas le frapper à la tête. Tout s’est déroulé très vite. J’avais la chienne qu’il se relève, alors je lui ai donné un autre coup. Un petit coup que je ne croyais pas qu’il aurait des répercussions » a témoigné Félix Juneau.


Félix tenait le batte à deux mains.
Édouard-Yan Bibeau

Dès l’ouverture du procès, l’avocat de Juneau, Me Christian Raymond, a admis que les blessures infligées ont mis en danger la vie de la victime au dossier.

Même s’il a témoigné qu’il était en état d’ébriété avancé, le cousin de Félix Juneau se souvient d’avoir vu l’accusé asséner deux coups de bâton de baseball à son ami.

« Je me suis retourné et j’ai vu deux coups de batte de baseball être assénés à la tête par Félix. Il tenait la batte à deux mains, a expliqué Édouard-Yan Bibeau.

Ce dernier a indiqué que la victime était ébranlée après le premier coup de bâton de baseball.

« Au deuxième coup, il s’est effondré contre le mur puis il est tombé au sol. Il y avait une grosse mare de sang », a indiqué ce témoin de la scène.

Les relations entre ce dernier et Félix Juneau étaient tendues en raison notamment d’une bagarre survenue entre les deux en 2014 où Félix Juneau avait frappé son cousin avec un rondin de bois.

« Félix avait peur que son cousin revienne le battre. Il en faisait de l’insomnie », a expliqué au tribunal la mère de l’accusé, Maryse Bibeau, appelée à la barre en défense.

La procureure aux poursuites criminelles Me Stéphanie Landry et Me Christian Raymond en défense présenteront leurs plaidoiries, vendredi.