Un étudiant de 20 ans a obtenu une absolution inconditionnelle après avoir plaidé coupable à une accusation de voies de fait simple alors qu'il s'est trompé de résidence après une soirée bien arrosée.

Ivre, il se trompe de maison et se fait arrêter

Un étudiant de 20 ans a vécu un lendemain de veille brutal en dégrisant menottes aux poings au quartier général du Service de police de Sherbrooke après être entré dans ce qu'il croyait être son logement.
L'alcool se dissipant, il a réalisé peu à peu la bourde qu'il venait de faire en se remémorant le fil de sa fin de soirée du 24 septembre 2016.
Cet homme inconnu dans son logement, l'absence de sa colocataire qui était supposée y être, les policiers qui le menottent, l'étudiant de l'Université de Sherbrooke en est venu au constat que c'était peut-être lui le fautif.
À la suite d'un party universitaire bien arrosé, il a commis l'impair d'entrer à la mauvaise adresse.
« Les condos étaient tous pareils », a précisé le procureur aux poursuites criminelles, Me Claude Robitaille.
Une fois dans le logement, l'occupant des lieux l'a accueilli en lui demandant ce qu'il faisait là.
« Tu fais quoi ici, c'est chez nous! » a même crié l'étudiant en état d'ébriété avancé ne se rendant pas encore compte de l'imbroglio dans lequel il s'était placé.
C'est l'occupant légitime de condo qui a eu le dessus.
Il a réussi à pousser l'étudiant éméché dehors.
Les patrouilleurs du SPS sont arrivés sur place sur la rue Des Chênes et ont procédé à son arrestation.
Son avocate Me Karine Poliquin a précisé au tribunal que l'étudiant ne se souvient pas ou se remémore peu les événements de cette nuit d'ivresse.
L'accusé a voulu offrir ses excuses au résidant de l'endroit, mais ce dernier les a toujours refusées.
Si l'accusation d'introduction par effraction a été substituée par celle de voies de fait simple, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, l'étudiant a dû traverser tout le processus judiciaire.
Rongé par la honte, il a reconnu les gestes d'avoir bousculé un honnête citoyen devant le juge Gilles Lafrenière de la Cour du Québec.
L'étudiant a remis une lettre d'excuses à son voisin qu'il a dérangé lors de cette soirée d'automne 2016.
Considérant l'absence d'antécédents judiciaires, du don de 500  $ qu'il a fait, de l'intérêt véritable de l'accusé sans nuire à l'intérêt public et de la lettre d'excuses, le jeune homme a obtenu une absolution inconditionnelle de la part du tribunal.
« Sachez qu'il est très rare qu'une absolution inconditionnelle passe deux fois », a précisé le juge à l'accusé dans le règlement de cette affaire que son avocate a qualifié « d'incident malheureux ».