Auteur d'incendies criminels en décembre 2016 au centre-ville de Sherbrooke, Marc-André Fuoco devra purger six mois de prison.

Incendies criminels dans deux immeubles: six mois de prison pour Fuoco

Auteur d'incendies criminels en décembre 2016 au centre-ville de Sherbrooke, Marc-André Fuoco devra purger six mois de prison.
Des problèmes de santé mentale combinés à une intoxication aux stupéfiants sont des facteurs contributifs aux crimes commis par Fuoco.
L'homme de 35 ans a reconnu en mars dernier avoir allumé des incendies par négligence dans deux immeubles sur les rues Saint-Louis et Galt Ouest les 8 et 9 décembre 2016.
Le procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille et l'avocat de la défense Me Benoit Gagnon de l'aide juridique ont présenté une suggestion commune au juge Conrad Chapdeaine de la Cour du Québec.
En plus de la peine de six mois de détention, une probation de trois ans a été imposée.
Lors des crimes, Fuoco s'était introduit une première fois dans un immeuble de la rue Saint-Louis le 8 décembre où il a commis des méfaits. Interpellé par un locataire, il a mentionné être membre des Hells Angels.
Il a pris la fuite après avoir causé des méfaits à deux logements puis au sous-sol de l'immeuble.
Arrêté par le Service de police de Sherbrooke, il a été libéré sous promesse de comparaître.
Quelques heures plus tard, il s'est retrouvé dans un immeuble du 412 de la rue Galt Ouest où il a allumé un feu pour se réchauffer. Il a répété les mêmes gestes sur le balcon du troisième étage du 865 de la rue Saint-Louis où il a causé un autre incendie.
Ce sont les traces dans la neige qui ont permis de remonter jusqu'à Fuoco.
Intoxiqué, Marc-André Fuoco a justifié aux policiers sa présence dans l'immeuble parce qu'il « se cachait des sorcières et des vampires ».
Marc-André Fuoco avait été confié le 12 décembre 2016 au département de psychiatrie du CHUS. Il avait été déclaré apte à comparaître pour faire face au processus judiciaire.
Une évaluation psychiatrique sur sa responsabilité criminelle au moment des faits n'a pas permis de conclure à un article 16.
«La psychiatre parle d'un délire grandiose, mais il savait ce qu'il faisait», a expliqué Me Gagnon au tribunal.
Fuoco a suivi une thérapie pour vaincre sa dépendance aux stupéfiants.
«Le rapport présentenciel est extrêmement positif. Il prenait soin de sa santé mentale» a expliqué au tribunal Me Gagnon.
Inivité à s'adresser au tribunal, Fuoco a affirmé vouloir poursuivre le processus de thérapie à sa sortie de prison afin de continuer «à ne pas consommer».