Marc-André Fuoco

Incendies criminels : Marc-André Fuoco plaide coupable

Des problèmes de santé mentale combinés à une intoxication aux stupéfiants sont des facteurs contributifs aux crimes commis par Marc-André Fuoco en décembre 2016 à Sherbrooke.
L'homme de 35 ans a reconnu avoir allumé des incendies par négligence dans deux immeubles sur les rues Saint-Louis et Galt Ouest les 8 et 9 décembre 2016, vendredi au palais de justice de Sherbrooke.
Fuoco s'est introduit une première fois dans un immeuble de la rue Saint-Louis le 8 décembre où il a commis des méfaits. Interpellé par un locataire, il a mentionné être membre des Hells Angels.
Il a pris la fuite après avoir causé des méfaits à deux logements puis au sous-sol de l'immeuble.
Arrêté par le Service de police de Sherbrooke, il a été libéré sous promesse de comparaître.
Quelques heures plus tard, il s'est retrouvé dans un immeuble du 412 de la rue Galt Ouest où il a allumé un feu pour se réchauffer. Il a répété les mêmes gestes sur le balcon du troisième étage du 865 de la rue Saint-Louis où il a causé un autre incendie.
Ce sont les traces dans la neige qui ont permis de remonter jusqu'à Fuoco.
Intoxiqué, Marc-André Fuoco a justifié aux policiers sa présence dans l'immeuble parce qu'il « se cachait des sorcières et des vampires ».
Marc-André Fuoco avait été confié le 12 décembre 2016 au département de psychiatrie du CHUS. Il avait été déclaré apte à comparaître pour faire face au processus judiciaire.
Une évaluation psychiatrique sur sa responsabilité criminelle au moment des faits n'a pas permis de conclure à un article 16.
Fuoco a été mis sous garde 24 heures par jour, sept jours par semaine dans une maison de thérapie.
Son avocat Me Benoît Gagnon de l'aide juridique a demandé la confection d'un rapport présentenciel tenant compte de l'évaluation psychiatrique.
Les observations sur la peine doivent se dérouler le 6 juillet prochain.
C'est Me Cassandra Carolla qui représente le ministère public dans cette affaire.
Revirement dans le dossier de Marcel Bergeron
Revirement de situation dans le dossier de Marcel Bergeron, cet homme de 56 ans accusé d'une onzième conduite avec les capacités affaiblies.
L'individu qui devait plaider coupable, vendredi au palais de justice de Sherbrooke, a changé son fusil d'épaule et a demandé la tenue d'une enquête préliminaire.
Son état d'ébriété aurait contribué à une embardée qu'il a provoquée au volant de son véhicule sur le chemin Fontainebleau à Weedon le 25 mai 2016.
« Les données ont changé. J'ai ciblé cinq témoins dans le cadre de l'enquête préliminaire », explique l'avocate de la défense, Me Mélissa Gilbert.
L'enquête préliminaire d'une durée de deux heures se déroulera le 28 avril prochain.
Des témoins de la scène avaient contacté les policiers de la Sûreté du Québec de la MRC du Haut-Saint-François qui sont intervenus sur les lieux de l'accident.
Marcel Bergeron se trouve en détention depuis le début des procédures.
Conduit au poste de la SQ à Cookshire-Eaton, il avait enregistré un taux d'alcoolémie qui dépassait de deux fois la limite permise.
Bergeron a déjà été condamné en 2000 à une peine de trois ans de pénitencier avec une interdiction de conduire de six ans. Il avait causé un accident en omettant d'effectuer son arrêt obligatoire à Stoke, le 21 octobre 2000. Lorsque les secouristes l'on retiré de sa voiture après la collision, il avait encore une bouteille de bière entre les jambes. Cet accident survenu à l'intersection du 4e rang et de la route 216 avait coûté la vie à Mario Charest de Granby.
Lors de cet accident, il avait également blessé les deux passagers qui prenaient place dans son véhicule.
Le multirécidiviste de l'alcool au volant a été condamné pour conduite avec les facultés affaiblies en 1981, 1984, deux fois en 1986, 1991, 1996 et puis 2000. Sa dernière condamnation remonte à 2008 alors qu'il a été condamné à 18 mois de prison assortie d'une interdiction de conduire de cinq ans.