Au moins cinq citoyens se sont déplacés, mardi, au poste de commandement mobile de la SQ établi devant le bureau municipal, pour rencontrer les policiers qui enquêtent sur la série d’incendies de cause indéterminée survenus depuis la mi-mai dans cette municipalité du Haut-Saint-François.
Au moins cinq citoyens se sont déplacés, mardi, au poste de commandement mobile de la SQ établi devant le bureau municipal, pour rencontrer les policiers qui enquêtent sur la série d’incendies de cause indéterminée survenus depuis la mi-mai dans cette municipalité du Haut-Saint-François.

Incendies : les citoyens de Bury veulent que l’enquête avance

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
« Je suis venue dire ce que j’avais entendu la veille du dernier incendie afin que l’on puisse peut-être arrêter le malfaisant du village. J’espère que ce n’est pas quelqu’un du coin. 

Jody-Ann Davis et Émilie Castonguay font partie des citoyens de Bury qui se sont déplacés, mardi, pour rencontrer les policiers qui enquêtent sur la série d’incendies de cause indéterminée survenus depuis la mi-mai dans cette municipalité du Haut-Saint-François.

La Sûreté du Québec avait établi son poste de commandement mobile devant le bureau municipal.

Le sixième incendie de cause indéterminée à Bury s’est déclaré dans la nuit du 28 au 29 juillet dernier. Il a complètement détruit une résidence abritant un service de garde sur la rue Stokes. Ce feu s’ajoute aux cinq autres incendies suspects répertoriés depuis la mi-mai dans cette localité.

Un occupant de la résidence voisine du 479 Stokes où a eu lieu l’incendie avait entendu un boom puis avait vu des flammes émerger du toit vers minuit 45 dans la nuit du sinistre.

« Nous allons procéder à l’analyse des informations que nous avons reçues au cours de la journée », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, la sergente Marie-Michèle Moore.

« Je pensais que les policiers feraient du porte-à-porte comme pour les autres feux, mais ils ne sont pas passés. On va donner l’information que nous avons en espérant qu’on le trouve ou qu’on les trouve. Ce que j’ai entendu me dérange. Que des vies soient en danger s’il y a un prochain feu m’inquiète énormément. Une maison, ça se remplace, mais une vie, ça ne se remplace pas », indique Jody-Ann Davis.

« Ça nous trotte dans la tête. Ce qui nous a été dit, c’était vraiment suspect. Je suis venue parler avant que d’autres choses arrivent », ajoute Émilie Castonguay.

Au moins cinq citoyens se sont présentés au poste de commandement mobile de la SQ pour donner de l’information lors du passage de La Tribune à Bury.

« Je voulais avoir de l’information sur ce qui se passe. Je ne veux pas trop en dire. Le monde est inquiet parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ce serait moins drôle s’il y avait quelqu’un dans les bâtisses qui brûlent », signale le citoyen Rosaire Roy.

« J’ai vu quelque chose, mais ce n’est peut-être pas pertinent. Il était important de venir le dire. Il y a plusieurs bâtisses vides qui pourraient être des cibles », ajoute Johanne Lapointe, une autre citoyenne qui a fait un témoignage à la SQ.

Normand-Émile Cyr a réclamé à la dernière séance du conseil municipal de Bury la mise en place d’un comité de surveillance de quartier.

« Depuis le début qu’on demande que la Ville s’implique avec ses citoyens. Nous voulons qu’ils distribuent une feuille pour que les citoyens fassent des vérifications des autres maisons. Ça ne veut pas dire de jouer à la police. Chaque citoyen doit embarquer pour protéger notre municipalité. On ne doit pas hésiter à contacter les policiers lorsqu’il y a quelque chose anormal », soulève Normand-Émile Cyr qui réside sur la rue Stokes.

Le conseiller municipal Delmar Fisher mentionne que les élus ne sont pas tenus informés de l’évolution de l’enquête entourant cette série d’incendies d’origine indéterminée.

« C’est important que les gens se sentent concernés et que les citoyens constatent qu’il se passe quelque chose dans l’enquête. Il y a des citoyens qui ont peur, surtout ceux qui restent seuls dans leur maison. Jusqu’à maintenant, les bâtisses abandonnées sont visées », constate le conseiller municipal qui n’écarte pas l’idée qu’un comité de surveillance de quartier soit mis en place.