Il risque la détention pour un steak volé en 2014

Une condamnation judiciaire n’est pas effacée tant que la peine n’a pas été subie par le contrevenant.

Un individu de 29 ans, qui avait commis un vol à l’étalage d’à peine 25 $ à Sherbrooke en 2014, a étiré les délais au maximum tant et si bien qu’une peine de détention plane maintenant au-dessus de lui.

Lors de sa condamnation initiale, il a ignoré la condition du tribunal de remettre 400 $ en don à un organisme de charité dans le cadre d’une absolution conditionnelle. Il a par la suite omis d’effectuer 50 heures de travaux communautaires étant donné son manquement de faire le don.

Devant cette autre omission, le ministre public demande maintenant l’imposition d’une peine de détention de 30 jours.

« Trente jours de détention, c’est un peu exagéré pour un steak volé en 2014 à 24,95 $ », estime l’accusé qui se défend seul.

L’individu de 29 ans, qui se présente comme travailleur autonome, reconnaît sa négligence de ne pas avoir versé la somme due puis d’avoir effectué les travaux communautaires.

« J’ai étiré l’élastique un peu », reconnaît l’accusé.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec lui a donné une chance ultime, lundi, au palais de justice de Sherbrooke de régler ses comptes avec la justice.

« Je ne vous donnerai pas une autre chance de vous faufiler », a mentionné le juge.

Il lui a ordonné d’amasser 500 $ d’ici la mi-juillet afin d’acquitter sa dette envers la société.

« Je vous suggère d’amener la somme en question sinon je pourrais aller dans le sens de la proposition de détention de la poursuite », a signalé le juge Chapdelaine.

C’est Me Geneviève Crépeau qui représente le ministère public dans cette affaire.