Il reconnaît une agression sur un membre du personnel de la psychiatrie

Un individu de 32 ans sous curatelle publique a reconnu une agression sur un membre du personnel de la psychiatrie du CHUS. C’est à son arrivée au 9e étage du CHUS-Hôtel-Dieu dans un état de désorganisation qu’il a commis des voies de fait et profère des menaces de causer des blessures.

Jeudi au palais de justice de Sherbrooke, il a reconnu avoir donné un coup de coude à la tête d’un membre du personnel le 23 avril dernier et de l’avoir menacé.

Lire aussi: Incident en psychiatrie: un patient décroche un néon et menace les employés

Un patient de la psychiatrie a attaqué deux employés du CHUS

Alors qu’il était contrôlé, mais encore dans un état de désorganisation, il a émis des commentaires qui constituent des menaces soit qu’il allait leur « péter la gueule » lorsqu’ils ne s’y attendraient pas.

L’accusé arrivait de la Cour municipale d’East Angus pour d’autres gestes lorsque les événements sont survenus.

« Ce sont des gestes qui doivent être sanctionnés et qui sont inacceptables. Monsieur doit comprendre qu’ils ne doivent pas se reproduire », a signalé le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec en imposant une peine pécuniaire.

Une amende de 200 $ a été imposée. Une probation d’une année a été imposée où il devra garder la paix et avoir une bonne conduite.

Il devra poursuivre son suivi psychiatrique.

L’individu réside déjà au Centre de réadaptation de L’Estrie.

Une interdiction de consommer des stupéfiants lui a été imposée.

C’est Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique qui défendait l’accusé alors que Me Claude Robitaille représentait le ministère public.

 Violence au CHUS

Au cours des derniers mois, plusieurs cas de violence ont été dénoncés au département de psychiatrie du CHUS.

À la même période en avril dernier, un patient dont les contentions avaient mal été installées s’était enfermé dans une pièce pour décrocher un néon du plafond. Lorsque des employés s’approchaient de lui, le patient menaçait de les frapper avec le néon alors que, au plafond, des fils électriques pendaient.

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) a dû être appelé en renfort.

La Tribune révélait au début avril que plusieurs employés du département de psychiatrie à l’Hôtel-Dieu, y compris des médecins, craignent pour leur sécurité quand ils se présentent au travail. Quand les patients se retrouvent en situation de crise, il manque régulièrement de personnel formé et compétent pour les contrôler.

De plus, les salles d’isolement, essentielles dans ce genre de situations, sont souvent occupées par des patients que l’on ne peut coucher nulle part ailleurs en raison des débordements de l’urgence psychiatrique.

La direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS s’était dite bien au fait de la situation. En octobre dernier, un patient a commis une tentative de meurtre sur un agent d’intervention, en plus d’agresser un autre employé, deux jours plus tard. Ces incidents avaient alors donné l’élan à la direction pour amorcer des travaux afin d’améliorer la sécurité de ses employés et des patients.

•             Avec La Tribune