Serge Aubé de Cookshire-Eaton a plaidé coupable d’avoir tué le chien de sa voisine.

Il reconnaît avoir tué le chien de sa voisine

Serge Aubé de Cooskhire-Eaton a reconnu devant le tribunal avoir tué le chien de sa voisine parce qu’il était « lousse » et faisait ses besoins sur son terrain.

Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, l’individu a reconnu, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke, une trame factuelle relative à l’accusation d’avoir tué un animal, acte commis le 14 août 2017.

Comme elle le fait depuis le début des procédures judiciaires, la propriétaire du berger de Beauce croisé, Jessica Lambert, assistait aux procédures judiciaires.

« Je suis contente qu’il ait reconnu les faits. Il a avoué devant le tribunal ce qu’il avait déjà dit aux policiers. Si pour lui ça peut sembler anodin de tuer un chien, je vais lui faire comprendre que ce n’était pas juste un animal » explique en entrevue à La Tribune, Jessica Lambert.

Aubé a tiré sur le chien à partir de la fenêtre de sa chambre avec une carabine vers 22 h le 14 août 2017.

Jessica Lambert était autour du feu avec son conjoint et des amis lorsqu’ils ont entendu le coup de feu puis un cri d’agonie.

« Deux mamans autour du feu se sont retournées vers leurs poussettes pour voir si leur enfant y était. Moi, j’ai regardé sur le coussin où était couché mon chien. Il n’était plus là. C’est là que j’ai fait le lien entre le cri d’animal que nous venions d’entendre après le coup de feu et mon chien », se souvient Jessica Lambert.

Jessica Lambert assistait aux procédures judiciaires de celui qui a tué son chien Kricji.

Le chien prénommé Kricji s’est écroulé au sol. Atteint au cou, il est mort à la suite du tir de Serge Aubé.

Justification erronée

Ce dernier a reconnu avoir tenté de quitter les lieux avant l’arrivée des policiers. Il a aussi justifié son geste dans la trame factuelle. Justifications qui sont erronées, selon Jessica Lambert.

« Je ne restais pas encore avec mon conjoint à cet endroit lorsque les événements sont arrivés. Mon chien me suivait partout, alors il n’allait pas souvent du côté du voisin. C’était réellement un bon chien. Je me demande bien pourquoi l’accusé gardait sa carabine sur le bord de sa fenêtre. Il semblait rire après avoir tiré sur mon chien. Mon chien n’allait pas chez le voisin et y faisait encore moins ses besoins chez lui », soutient Jessica Lambert.

Un rapport présentenciel complet a été ordonné pour éclairer le tribunal sur la situation de Serge Aubé.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté et l’avocat de la défense Me Michel Dussault feront les observations sur la peine le 11 septembre.

« C’est certain que j’espère qu’il soit condamné à une peine qui sera dissuasive et qui va décourager les autres personnes de s’en prendre à des chiens comme il l’a fait. J’espère qu’il va avoir une peine à la hauteur de ce qu’il a fait », indique Jessica Lambert.

Cette dernière a vécu un choc post-traumatique et a dû arrêter de travailler à la suite de ces gestes de violence extrême et gratuite envers son chien.

« J’ai eu plusieurs témoignages de sympathie à la suite de cet événement. Je vais m’adresser au tribunal pour que l’accusé comprenne l’impact de ses gestes. Je ne vais pas m’exprimer par vengeance, mais par amour envers Kricji », soutient Jessica Lambert.