Juvan Joubert

Il lance une pelle pour régler une chicane de voisins

Régler une chicane de voisins en lançant une pelle et menacer son ex-conjointe mène Juvan Joubert de Sherbrooke derrière les barreaux.

« On reconnaît sa problématique de violence, on ne se le cache pas. Il entend poursuivre ses suivis. Son objectif est de mettre son passé violent derrière lui », a exprimé son avocate Me Karine Arseneault-Sirois de l’aide juridique avant que l’individu de 30 ans soit condamné à la prison.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec lui a imposé, mardi, à une peine de 90 jours de prison avec un suivi de 18 mois.

L’individu a plaidé coupable à des accusations de voies de fait armées et de menaces à l’endroit de son voisin d’immeuble en avril 2018.

Joubert se querellait depuis un bon moment pour une affaire de stationnement avec son voisin.

La chicane a culminé par un épisode où Joubert a lancé une pelle du deuxième étage de son immeuble sans toutefois atteindre la victime.

Joubert a aussi reconnu des voies de fait et des menaces sur deux personnes en août 2018.

Le 20 août, il s’est présenté chez son ex-conjointe pour la menacer et la frapper au visage à deux reprises. Quelques instants avant, il avait couru derrière un homme et une femme qui accompagnaient son ex-conjointe en les menaçant.

Le 14 septembre 2018, il a reconnu du harcèlement criminel envers une intervenante du Centre jeunesse de l’Estrie.

Il lui a alors dit qu’il allait la remettre à sa place. Il a ainsi brisé ses conditions de remise en liberté qu’il a reconnues.

En octobre dernier, il a brisé encore une fois ses conditions en consommant de l’alcool.

Il avait alors été intercepté au volant de son véhicule sans toutefois que son taux d’alcoolémie soit illégal.

Depuis les événements, Joubert a entrepris des rencontres avec l’organisme le Seuil de l’Estrie pour tenter de régler son problème de violence puis au Centre de réadaptation de l’Estrie.

Juvan Joubert possède des antécédents en matière de violence.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de Me Arseneault-Sirois et de la procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier.

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Projet anti drogue « Gaspésie » : Ian Duval analyse la preuve

Arrêté dans le cadre du , Ian Duval continue d’analyser l’orientation à donner à son dossier.

Ce dernier doit répondre de plusieurs accusations en matière de trafic de cocaïne à la suite de la saisie de près de quatre kilos de cette drogue.

« J’ai des discussions à avoir avec mon client », a expliqué, mardi, au tribunal l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

Ce dernier a demandé le report du dossier de Duval au 29 janvier.

Ian Duval avait renoncé à son enquête préliminaire en décembre.

Duval avait été arrêté lors de l’opération policière de mai dernier en compagnie de Nicolas Bergeron et Félix Brouillet-Nadeau. Il reste détenu pour la durée des procédures.

L’enquête préliminaire de Nicolas Bergeron doit se dérouler le 14 mars dans ce dossier. Quant à Félix Brouillet-Nadeau, il a récemment été condamné à deux ans moins un jour de prison après son plaidoyer de culpabilité.

Duval avait été remis en liberté à la suite de la première frappe policière, mais il a été incarcéré à la suite d’une deuxième perquisition menée dans son logement du boulevard de Portland.

Ce sont des informations colligées dans le cadre de l’opération Gaspésie qui ont permis de frapper au 1471 du boulevard de Portland pour saisir une importante quantité de stupéfiants dans un logement loué par Ian Duval.

Ian Duval et Nicolas Bergeron sont accusés de possession en vue d’en faire le trafic de cocaïne, de méthamphétamine et de trafic de ces substances ainsi que de possession d’arme prohibée et de recel entre décembre 2017 et mai 2018.

En plus des 3,75 kilos de cocaïne, dont deux kilos en bloc, les policiers ont trouvé 4,38 kilos de crack, 4664 comprimés de méthamphétamine, 115,72 grammes de méthamphétamine en poudre, plus de 26 000 $ en argent, un pistolet de calibre.22 avec chargeur et munitions ainsi que huit sacs de un kilo vides, mais contaminés à la cocaïne.

La structure criminelle ciblée fournissait de la cocaïne à des vendeurs ou livreurs sur la route.

Plus de 70 sacs contaminés à la cocaïne ont été découverts dans le logement qui aurait été utilisé par Nicolas Bergeron pour entreposer des stupéfiants sur la rue Élaine-C.-Poirier.

Des empreintes de certains des accusés ont été trouvées par les enquêteurs à la suite d’analyses effectuées à la suite de ces deux perquisitions.