Un individu de 34 ans de Magog devra répondre de ses actes devant la justice après avoir fui les policiers sur une soixantaine de kilomètres en début de nuit jeudi sur l'autoroute 10.

Il fuit les policiers à plus de 130 km/h sur la 10

Un individu de 34 ans de Magog devra répondre de ses actes devant la justice après avoir fui les policiers sur une soixantaine de kilomètres en début de nuit jeudi sur l'autoroute 10. Le suspect, William Charles Sévigny, reviendra devant le juge jeudi prochain après l'évaluation de ses aptitudes à comparaître.
Intercepté par les patrouilleurs de la Sûreté du Québec à plus de 130 km/h sur l'autoroute 10 à la hauteur de Magog, l'individu a d'abord obtempéré aux policiers.
« Lorsque les policiers sont venus pour s'approcher de son véhicule, il a pris la fuite. L'individu présentait certains signes de désorganisation », explique la porte-parole de la Sûreté du Québec en Estrie, Aurélie Guindon.
Le fuyard a alors enclenché une poursuite policière un peu après minuit dans la nuit de mercredi à jeudi.
Des policiers des postes MRC de la Haute-Yamaska et de Rouville sont venus aider leurs confrères du poste autoroutier.
« La poursuite a pris fin dans le secteur de l'Ange-Gardien », mentionne la sergente Guindon.
Le suspect a tenté d'éviter le tapis à clous étalé par les policiers sur la chaussée. Il a alors terminé sa fuite dans le fossé de l'autoroute 10.
« Personne n'a été blessé. Le suspect a tout de même été conduit à l'hôpital pour des vérifications », mentionne la sergente Aurélie Guindon.
L'aptitude à comparaître sera évaluée
William Charles Sévigny s'est présenté devant le juge en milieu d'après-midi, jeudi, vêtu d'un manteau rouge. Il ne s'est pas exprimé durant sa courte présence.
La défense a demandé à ce que l'aptitude à comparaître du suspect soit évaluée, si bien qu'il n'a pas eu l'occasion d'entendre et de répondre aux accusations portées contre lui.
Des accusations d'avoir fui les policiers, de conduite dangereuse et d'agression armée envers une policière apparaissent dans la dénonciation déposée aux greffes du palais de justice de Granby jeudi.
L'agression armée serait survenue lors de la première interception, précise Mme Guindon.