L’accusé a reconnu avoir enregistré un taux d’alcooémie dépassant de trois fois la limite permise.
L’accusé a reconnu avoir enregistré un taux d’alcooémie dépassant de trois fois la limite permise.

Il fonce dans un lampadaire en dépassant de trois fois la limite d’alcool permise

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un jeune conducteur, sans antécédent judiciaire, qui a embouti un panneau de signalisation et un lampadaire à Sherbrooke alors qu’il conduisait son véhicule avec un taux dépassant de trois fois la limite d’alcool permise devra effectuer des travaux communautaires.

« Vous vous rendez compte que si ça avait été une personne, cet accident aurait eu pu avoir des conséquences tragiques », a souligné la juge Claire Desgens de la Cour du Québec en lui imposant la peine, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Arrêté par les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke après avoir abandonné son véhicule sur la rue Terrill, l’accusé a enregistré un taux de 250 mg d’alcool par 100 ml de sang alors que le taux légal est fixé à 80 mg d’alcool par 100 ml de sang.

« Je ne peux comprendre comment on peut conduire un véhicule avec un taux si élevé. Il y a une réflexion à faire avec votre consommation d’alcool », a indiqué la juge Desgens.

L’accusé dans la vingtaine a quitté les lieux d’un accident où il a jeté au sol un panneau de signalisation avec son véhicule le 26 septembre 2019.

Après avoir laissé le véhicule accidenté dans le stationnement d’une résidence de la rue Terrill, il est parti à pied.

Les policiers ont d’abord constaté la scène d’accident où des pièces du véhicule sont tombées à côté d’un lampadaire au sol.

Par la suite, les policiers ont retrouvé un individu qui circulait sur la rue Terrill avec les mains ensanglantées. Il avait une démarche chambranlante.

Le véhicule a été retrouvé quelques minutes plus tard à côté d’une pancarte de signalisation qui avait été emboutie.

Le passager qui avait subi des blessures légères a aussi été retrouvé.

L’accusé a plaidé coupable à des accusations de conduite dangereuse et de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool.

L’avocate de la défense Me Mireille Leblanc et la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier ont présenté une suggestion commune au tribunal.

La juge Desgens a imposé au jeune homme une amende de 2000 $ ainsi que 75 heures de travaux communautaires à accomplir dans une période de six mois, en plus d’un interdit de conduite pour une année. 

« La peine n’est pas déraisonnable, mais ça demeure préoccupant pour l’avenir. J’espère que les heures au profit de la communauté vous feront réfléchir davantage », a dit la juge Desgens.