Il filme sa belle-fille et sa belle-soeur nues

Un individu de 64 ans a admis avoir installé un cellulaire dans le but de filmer sa belle-fille et sa belle-soeur de 38 et de 60 ans, à l’hiver 2018, dans la salle de bain de son domicile. Il a plaidé coupable à des chefs de voyeurisme, mardi, au Palais de justice de Chicoutimi. Un rapport présentenciel avec volet sexologique a été ordonné, puisque l’accusé est un homme sans histoire et sans antécédent judiciaire.

Les événements se sont produits autour du mois de décembre 2018, au Saguenay. C’est la conjointe de l’accusé qui a découvert le pot au rose, en tombant sur des photographies de sa fille de 38 ans et de sa soeur de 60 ans, nues. Les deux femmes avaient été filmées à leur insu alors qu’elles se changeaient dans la salle de bain et des captures d’écran de la vidéo avaient été transformées en photographies. Au premier coup d’oeil, la femme a cru qu’il s’agissait d’une erreur, peut-être des photos prises par ses petits-enfants pour rigoler.

Mais la conjointe de l’homme, ayant quelques soupçons, a regardé dans l’ordinateur de la maison et y a découvert un fichier intitulé « assurances ». Une cinquantaine de photos, toujours des deux femmes nues, s’y retrouvaient.

La conjointe a porté plainte à la police et le couple s’est séparé.

L’individu, dont nous ne pouvons dévoiler l’identité puisque cela révélerait celles des victimes et qu’une ordonnance en ce sens a été prononcée par le tribunal, a admis les faits reprochés, mardi matin.

Il a avoué avoir installé son cellulaire entre des serviettes de la salle de bain, afin de filmer les deux femmes dans des positions explicites. Il faisait ensuite des captures d’écran et préservait les images dans un fichier. Il ne les a pas partagées à autrui.

Le procureur de l’homme, Me Jean-Marc Fradette, a demandé au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, la confection d’un rapport présentenciel, afin de proposer au tribunal une peine appropriée.

L’avocate de la poursuite, Me Nicole Ouellet, a abondé dans le même sens, mais en demandant l’ajout d’un volet sexologique. Elle a également affirmé que les victimes avaient été très secouées par les événements et qu’elles pourraient être entendues, si elles le désiraient, lors des observations sur la peine.

L’individu, qui a quitté la région depuis les événements et fait une thérapie, sera de retour en juillet, puisque la confection d’un tel rapport peut demander plusieurs mois de travail.