L’individu d’East Angus a finalement avoué avoir abandonné le chat sur un chemin de terre.
L’individu d’East Angus a finalement avoué avoir abandonné le chat sur un chemin de terre.

Il égare le chat de sa locataire

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
En représailles d’une plainte faite par une locataire, le propriétaire d’un logement s’est vengé en égarant le chat de cette dernière.

Après avoir donné des versions contradictoires, fausses ou changeantes, l’individu d’East Angus a finalement avoué avoir abandonné le chat sur un chemin de terre.

Malgré ses recherches, la femme qui possédait l’animal depuis 14 ans ne l’a jamais retrouvé.

C’est une plainte faite à la municipalité d’East Angus concernant « l’état lamentable » de certains accessoires du logement qui a mené à cette vengeance plutôt inhabituelle.

La plainte avait été déposée en mai 2019, puis le chat est disparu quelques jours tard, soit le 1er juin de la même année.

La plainte faite au tribunal administratif du logement contenait aussi un aspect où celui qui louait le logement à la plaignante avait eu un comportement inacceptable et menaçant à son endroit lorsqu’il s’est présenté chez elle en état d’ébriété.

L’individu avait tenu des propos où il menaçait sa locataire de la mettre dehors du logement en criant lors d’une altercation physique et verbale.

Le beau-père de la locataire avait dû intervenir pour mettre fin à cette altercation.

« Le comportement inacceptable du locateur a suscité la peur de ses réactions futures et de l’anxiété chez la locataire, ce qui a donc causé un effet ou un préjudice nocif continu chez elle », explique le juge administratif Marc Landry dans une décision rendue récemment au tribunal administratif du logement.

Aucune autre intervention inappropriée n’a été notée par la suite de la part de l’individu qui louait le logement.

La locataire y habite d’ailleurs encore et le bail a été reconduit jusqu’en juin 2021.

Le Tribunal a octroyé à la locataire 1000 $ en dommages moraux et 3000 $ en dommages punitifs.

Une plainte a été faite à la Société protectrice des animaux à la suite de l’abandon du chat.

Selon la SPA Estrie, ce phénomène de déportation des chats demeure tout de même assez isolé.