Philip Parenteau

Il change de mode de vie et demande la clémence du juge

Impliqué dans le trafic de stupéfiants à l’hôtel Albert à Sherbrooke en 2017, un homme de 50 ans a changé son mode de vie depuis son arrestation.

Philip Parenteau, qui avait plaidé coupable à du trafic de stupéfiants entre le 1er et le 25 octobre 2017 et de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, mise sur sa réhabilitation pour convaincre le tribunal de lui imposer une peine de détention à purger les fins de semaine.

« Il a fait une vente de drogue à une reprise à un agent d’infiltration », signale son avocat Me Christian Raymond.

Parenteau subissait, vendredi, les observations sur la peine dans son dossier au palais de justice de Sherbrooke devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

L’homme de 50 ans jure s’être repris en main depuis son arrestation. Il s’est trouvé un emploi d’opérateur.

« Trois jours après ma libération par le juge, je me suis trouvé une job », signale Philip Parenteau.

Lors de la perquisition du Service de police de Sherbrooke, Philip Parenteau gardait des stupéfiants dans un logement où il n’y avait pas de lit, pas de vaisselle et pas de vêtements. Le bail était au nom de Philip Parenteau.

Les policiers ont trouvé 143 comprimés de méthamphétamine, 13,7 grammes de cocaïne et 10,5 grammes de crack. Des balances, des listes de comptabilité, des sachets vides ainsi qu’un montant d’argent de plus de 720 $ ont été trouvés dans son logement.

« Ça ne lui appartenait pas, mais il avait accepté de garder ça chez lui », a indiqué Me Christian Raymond.

Contacts coupés

C’est une opération à l’hôtel Albert situé à l’intersection des rues King Est et Bowen qui avait permis de procéder à l’arrestation de Parenteau.

« Tout le monde avec qui je faisais affaire à l’hôtel Albert, j’ai tassé ce monde-là de ma vie. Je n’ai plus de contacts avec eux », soutient Philip Parenteau. Il assure que son employeur a été informé des accusations portées contre lui.

« J’ai dit à mon employeur que je ne savais pas ce qui allait m’arriver. C’est certain que si je fais de la prison à temps plein, je n’aurai plus de job », a indiqué Philip Parenteau.

L’accusé occupait un emploi avant de sombrer dans la drogue et son arrestation.

« C’est un temps où ça n’allait pas bien pour moi. Je vivais une séparation. J’ai lâché ma job. Je ne mangeais plus. J’étais vraiment détruit. Je regrette beaucoup. C’est une erreur que j’ai faite pendant huit mois. Je ne veux plus toucher à ça », assure Philip Parenteau.

L’avocat de la défense Me Christian Raymond a plaidé pour une peine de 90 jours de détention à être purgée les fins de semaine qui mise sur la réhabilitation de Philip Parenteau.

La poursuite plaide pour qu’une peine de 20 mois de détention fermes soit imposée.

« Il y a un certain réseau sans que l’on parle d’une organisation. Ce n’était pas le leader, mais on retrouve des stupéfiants à son appartement et il y a des stupéfiants à l’hôtel Albert. Ce n’est pas une implication spontanée. Le message doit être clair pour le trafic de ce type de substance », signale le procureur aux poursuites criminelles, Me Samuel Bouchard.

Le juge Chapdelaine a pris la cause en délibéré en sous-pesant la réhabilitation de Parenteau par rapport au type de crime qui entraine habituellement des peines de prison ferme.

Le magistrat imposera la peine le 25 mai.