Au lieu de revenir devant le tribunal, jeudi, pour faire cheminer son dossier, Michel Durand s’est retrouvé à l’hôpital pour traiter une intoxication aux stupéfiants.

Il brise ses conditions en se rendant au palais de justice

Confié à une maison de thérapie par le tribunal pour régler ses problèmes de consommation en attendant de régler ses nombreux dossiers de vol, Michel Durand a brisé une condition principale : celle de ne pas consommer de drogue.

Au lieu de revenir devant le tribunal, jeudi, pour faire cheminer son dossier, Durand s’est retrouvé à l’hôpital pour traiter une intoxication aux stupéfiants.

Michel Durand a été arrêté en novembre 2017 à la suite d’une série de vols dans des résidences de l’ouest de Sherbrooke.

L’individu de 52 ans a comparu le lendemain pour 12 accusations de vols et introductions par effraction entre le 28 septembre et le 7 novembre dernier. Il fait face à plus de 25 chefs d’accusation.

Détenu depuis le 8 novembre, il avait été confié cette semaine à une maison de thérapie.

Une série de conditions dont celle de ne pas consommer de drogue ou d’alcool avaient été imposées.

Durand devait se rendre seul au tribunal, jeudi, à partir de la maison de thérapie d’où il venait de suivre un long processus. Il ne s’est cependant jamais rendu retombant dans la drogue.

Une fois au palais de justice de Sherbrooke, l’intervenante est allée voir l’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique pour expliquer l’absence de Durand.

Au lieu de se rendre au tribunal comme prévu, Michel Durand a rechuté dans la consommation de stupéfiants. La consommation de morphine a entrainé son hospitalisation.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a lancé un mandat d’arrestation contre lui.

Durand reviendra donc menotte aux poings devant le tribunal lorsqu’il aura obtenu son congé de l’hôpital.

Après son arrestation en novembre dernier, Michel Durand avait confessé plusieurs autres vols.

En plus d’une tentative d’introduction par effraction au Chou de Bruxelles, il a mentionné avoir fait des introductions par effraction sur les rues Galt Ouest, Saint-André, du Rosaire, Saint-Gilles et de Lisieux. À cet endroit, il a volé une carte de crédit.

Durand est aussi accusé de vol de carte de crédit, d’utilisation de ces cartes de crédit et de fraude. Il est accusé du vol d’une poussette sur la rue de la Montagne.

Michel Durand habite justement dans le secteur où ont été commis les vols.

Brandon Poulin a été déclaré apte à faire face au processus judiciaire.

Leurre informatique : Brandon Poulin déclaré apte

Brandon Poulin a été déclaré apte à faire face au processus judiciaire.

Le jeune homme a été inculpé d’une kyrielle d’accusations relativement au leurre informatique sur deux adolescentes de Gatineau et Sherbrooke de même que de gestes à caractère sexuel sur cette dernière la semaine dernière.

Le tribunal avait ordonné qu’il soit évalué sur son aptitude à comparaître.

« À la suite de votre entretien avec le Dr Forget, je peux conclure que vous semblez bien comprendre les accusations, que vous êtes capables de discuter avec votre avocate et les conséquences légales possibles. Je vous déclare apte », a déterminé le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Dix-sept accusations ont été déposées contre Brandon Poulin. L’individu de 20 ans aurait communiqué avec deux adolescentes de moins de 14 ans sur Internet au cours des derniers mois. Brandon Poulin serait entré en contact avec une adolescente de 13 ans de Gatineau et une autre de 14 ans de Sherbrooke. Il aurait tenu avec elles des conversations à teneur sexuelle.

Avec la victime alléguée de Sherbrooke, il aurait même obtenu une rencontre. Lors de ce « rendez-vous », il aurait commis une agression sexuelle.

Sévères conditions

Le juge lui a imposé de sévères conditions de remise en liberté.

L’accusé ne pourra utiliser Internet, et tous les appareils y donnant accès, ne pourra entrer en contact avec les victimes alléguées ou se trouver seul avec des personnes mineures, ou dans des lieux où peuvent se trouver des personnes de moins de 16 ans et de se trouver dans un rayon de moins de 25 mètres de ces endroits.

Il devra respecter un couvre-feu de 21 h à 7 h et ne pas consommer d’alcool ou de drogue.

Un montant de 500 $ a été déposé pour garantir le respect des conditions.

Les conditions de remise en liberté ont été émises à la suite de recommandations contenues dans le rapport psychiatrique concernant son aptitude à comparaître.

C’est Me Jessyca Duval de l’aide juridique qui défend l’accusé, tandis que Me Joanny Saint-Pierre représente le ministère public.

Le dossier a été reporté au 24 mai prochain.

Les accusations vont du leurre informatique de mineurs, aux attouchements sexuels, à l’agression sexuelle en passant par incitation à des contacts sexuels ainsi qu’à la possession, l’accession et la production de pornographie juvénile.

Les gestes auraient été commis entre juillet 2017 et avril 2018.

Le SPS a travaillé en étroite collaboration avec les spécialistes en cybercriminalité de la Sûreté du Québec dans cette affaire.  -  René-Charles Quirion

Justin Alec Salvatore a reconnu, jeudi, les accusations en lien avec la possession d’une arme chargée à la frontière canadienne au début du mois d’avril.

Coupable de posséder une arme chargée

Justin Alec Salvatore a reconnu, jeudi, les accusations en lien avec la possession d’une arme chargée à la frontière canadienne au début du mois d’avril.

Cet Américain de 24 ans a reconnu sa culpabilité sur deux accusations criminelles, soit de possession d’une arme chargée et la possession d’une arme prohibée, un couteau à lame rétractable, ainsi que l’accusation en vertu de la Loi sur l’immigration du Canada, soit l’entrée illégale au pays, devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

Salvatore rôdait à pied près de la frontière à Stanstead le lundi de Pâques avec un pistolet .380 chargé à bloc et avec un couteau à lame rétractable. C’est l’appel d’une citoyenne du chemin Derby Road à Stanstead le 2 avril dernier vers 15 h qui a permis de procéder à l’arrestation de Justin Alec Salvatore.

Les gendarmes de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui se trouvaient à proximité se sont rapidement rendus à la rencontre le l’individu suspect.

Le rôdeur de 24 ans originaire de Colorado Springs au Colorado avait un sac à dos et se déplaçait à la marche. Il disait arriver de Montréal et avoir rencontré des gens à Magog.

Il s’est identifié avec son permis de conduire, mais n’avait pas de passeport sur lui. Il a été impossible pour la GRC de confirmer son port d’entrée au Canada, alors il a été mis état d’arrestation pour entrée illégale au pays.

C’est à la suite de sa fouille qu’une arme de poing KEL-TEC P-3AT semi-automatique chargé avec six autres balles dans le chargeur et le couteau à lame rétractable ont été découverts sur lui.

Son avocat Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique a spécifié que son client avait le droit de posséder cet arme au Colorado d’où il est originaire.

Un rapport présentenciel a été demandé par la défense dans le dossier étant donné l’absence d’antécédent judiciaire au Canada.

« Mon client risque une peine importante de détention. Il est important qu’un rapport présentenciel puisse être fait dans le dossier », estime Me Fleurent.

Aucune peine minimale ne s’applique dans le dossier depuis que cette disposition a été invalidée par la Cour suprême du Canada.

Les observations sur la peine se dérouleront le 12 juin prochain.

Justin Alec Salvatore ne possède pas d’antécédent judiciaire au Canada. Il fait cependant l’objet d’un mandat d’arrestation dans une affaire de vol à main armée masqué dans un dépanneur de Colorado Springs.  -  René-Charles Quirion