Il avoue son attirance pour les jeunes garçons

SHERBROOKE - Reconnaissant son attirance sexuelle envers les jeunes garçons, Serge Lavoie passera les 15 prochains mois en détention.

Il a plaidé coupable d'avoir accédé à la pornographie juvénile de même la production de ce type de matériel pendant plus de 12 ans entre 2004 et 2016, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a condamné Lavoie à une peine de 15 mois de détention.

C'est une alerte informatique aux autorités qui a permis de procéder à l'arrestation de l'individu de 54 ans d'East Angus en octobre 2016.

Lavoie possède des antécédents de nature sexuelle qui remontent aux années 1990. Il a avoué consulter les sites pornographiques dans un objectif sexuel et qu'il s'intéresse particulièrement aux «petits garçons».

«Mon client a entrepris une thérapie. Il a pris des informations concernant un endroit où il pourrait être détenu afin de participer à un programme pour trouver des solutions à son problème. Il veut que ça ne se reproduise plus», a indiqué au tribunal son avocate, Me Mélissa Gilbert.

Serge Lavoie devra s'inscrire au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

«J'accepte les conséquences de mes actes», a indiqué Lavoie.

C'est Me Joanny Saint-Pierre qui représentait le ministère public dans cette affaire.

Six mois de prison pour leurre informatique d'une 

Jean-Philippe Lacharité de Magog écope de six mois de prison pour son implication dans une affaire de leurre informatique d'une adolescente.

L'individu qui présente un retard cognitif utilisait les services Internet d'un restaurant pour entrer en contact avec la victime de 12 ans dans cette affaire.

«Sa condition et son isolement peuvent expliquer le passage à l'acte», explique l'avocat de la défense Me Patrick Fréchette.

Alors qu'il avait 28 ans, il a utilisé Facebook pour offrir à une adolescente de commettre des gestes sexuels avec lui. Il lui offrait d'aller la chercher pour accomplir ces gestes avec elle.

La victime lui a mentionné qu'elle avait 12 ans et qu'elle n'était pas intéressée. Il a répété les mêmes demandes sur Instagram.

L'avocat de la défense a confirmé que Lacharité admet les gestes et reconnaît les avoir commis.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec lui a imposé la peine minimale de six mois de prison pour une infraction de leurreinformatique, mercredi au palais de justice de Sherbrooke.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre a discuté avec la mère de la victime avant de présenter la suggestion commune au tribunal.

«Malgré les conséquences importantes que la victime a subies, la mère est en accord avec la suggestion que nous faisons au tribunal. Le plaidoyer de culpabilité évite à sa fille de témoigner. C'est une page qui va se tourner pour elle», a expliqué Me Saint-Pierre.

La victime demeure craintive depuis les événements et a entrepris des suivis sur le plan psychologique

Une probation de trois ans a été imposée à Lacharité.

Il devra s'inscrire au registre des délinquants sexuels pour dix ans. Il ne pourra se trouver à moins de 500 mètres du lieu de résidence de la victime ou utiliser des réseaux sociaux pour communiquer durant une période de cinq ans. Lacharité ne pourra communiquer avec la victime.

«Je vous invite à réfléchir aux conséquences pour les enfants comme la personne avec qui vous avez communiqué. La fragilité de ces personnes et les conséquences de ce type de communication», a mentionné le juge Chapdelaine.