Mathieu Savignac

Il avoue avoir volontairement négligé son chien

Mathieu Savignac a reconnu une accusation de cruauté envers les animaux, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

L’individu de 19 ans a reconnu avoir volontairement négligé de fournir à son chien les soins convenables et suffisants en plus de l’avoir abandonné en détresse entre le 1er et le 17 novembre 2017.

Lire aussi: Un Sherbrookois arrêté pour cruauté envers un chiot

Cruauté animale : Mathieu Savignac rattrapé par la justice

Savignac était propriétaire d’un chiot de quatre mois. Constatant une odeur nauséabonde, le propriétaire de son immeuble a appelé la Société protectrice des animaux.

C’est la réception d’une plainte, le 17 novembre 2017, qui a mené un patrouilleur de la SPA de l’Estrie au domicile où logeait le chien en question. Le patrouilleur y a découvert un chiot âgé d’environ quatre mois, affligé d’une sévère blessure au cou, vivant dans des conditions insalubres dans une cage trop petite, sans eau et sans nourriture.

L’animal vivait dans cet habitat souillé d’un pouce d’excréments.

La profonde blessure était due à un collier beaucoup trop petit pour la taille de son cou. Une plaie ouverte de plus de trois centimètres de profondeur s’était formée sur la partie ventrale.

Le collier qui avait été placé sur le chien n’avait jamais été agrandi.

L’animal souffrait également d’une dermatite entre les coussinets de ses pattes en plus d’avoir les griffes très longues, ce qui nuisait à sa démarche.

Mathieu Savignac avait abandonné son chien depuis plus de deux semaines.

« Je plaide coupable de mon plein gré », a affirmé Savignac devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

Savignac avait été arrêté en avril dernier à la suite de l’émission d’un mandat d’arrestation. La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté avait imposé la condition que Savignac ne puisse posséder d’animaux pour la durée des procédures judiciaires avant qu’il soit remis en liberté.

Le suspect avait été arrêté à Sept-Îles, où il a comparu, puis la justice avait perdu sa trace.

Des témoins importants ne pouvaient se déplacer pour les observations sur la peine.

L’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique a obtenu le report de la cause au 19 octobre prochain.

C’est Me Émilie Baril-Côté qui représente le ministère public dans cette affaire.