Roland Gauthier

Il admet des bris de conditions, mais pas un incendie criminel

S’il reconnaît avoir brisé des conditions de remise en liberté, Roland Gauthier continue de nier son implication dans l’incendie criminel d’un immeuble à logements de la rue King Est.

« Mon client a une explication à donner. C’est la cause du feu qui est le litige. Est-ce que c’est insouciant ou pas ce qui s’est passé? Mon client va venir témoigner », explique l’avocat de la défense Me Christian Raymond.

L’homme de 57 ans est accusé d’être à l’origine d’un incendie criminel sur la rue King Est en février 2018.

L’incendie criminel a causé d’importants dommages au logement de Roland Gauthier situé au 3e étage du 529 de la rue King Est.

Roland Gauthier a été inculpé de deux accusations d’incendie criminel le 1er mars 2018. Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a fixé, mardi, son procès au 17 juillet prochain.

Il avait été confié au département de psychiatrie du CHUS pour que soit évaluée son aptitude à faire face au processus judiciaire. Il avait été déclaré apte.

« Mon client ne reconnaît pas la problématique de santé mentale. C’est un cas particulier. Il vit de la solitude. Il vit dans l’indigence », mentionne Me Raymond.

S’il souhaite subir son procès relativement à l’incendie criminel, il a plaidé coupable à trois accusations de bris d’engagement au cours des derniers mois.

Il reconnaît avoir brisé son couvre-feu le 13 mars 2018.

Il a été intercepté par les policiers alors qu’il marchait sur le trottoir en pleine nuit.

Le 3 mai, il a été arrêté après avoir allumé un incendie dans des débris sur un trottoir au centre-ville de Sherbrooke.

Le 28 août 2018, il a été intercepté à danser dans un abri-bus hors des heures de son couvre-feu.