Il abuse sexuellement de sa fille pendant quatre ans

Un homme de 52 ans de Sherbrooke a reconnu, vendredi, des gestes de contacts sexuels sur sa fille commis sur une période de quatre ans alors qu’elle était âgée entre 6 et 10 ans.

C’est à l’adolescence que la victime a choisi de dénoncer les gestes criminels qui l’ont terrorisée. L’accusé était âgé entre 41 et 45 ans lorsqu’il a commis les crimes. 

Accusé en juillet dernier, l’homme a plaidé coupable, vendredi, aux accusations d’attouchements sexuels entre le 1er janvier 2008 et 2011 et d’incitation à des contacts sexuels lors de la même période sur une mineure de moins de 14 ans.

Dans le récit des faits déposé au tribunal, l’accusé admet que les gestes pouvaient se produire une à deux fois par semaine.

Dans sa déclaration, la victime a mentionné que son père lui avait dit qu’elle pouvait le toucher aux parties génitales. La fillette croyait que cela faisait partie de l’éducation sexuelle et s’est exécutée.

Ce n’est qu’en vieillissant que la victime a compris que ces gestes n’étaient pas normaux.

Un événement particulièrement marquant est survenu à une époque où ses parents ne dormaient plus ensemble. Lorsqu’elle s’est réveillée, son père la touchait aux cuisses, au ventre puis aux parties génitales. Apeurée, elle a fait semblant de dormir jusqu’à que son père cesse les gestes sexuels.

D’autres événements sont survenus dans le lit de la victime et dans le bain.

L’individu a déjà pris des photos de sa fille en maillot ainsi qu’en sous-vêtements. Il a aussi déjà regardé des vidéos de masturbation avec sa fille.

L’accusé a reconnu tous les gestes qui n’ont pas été lus devant le tribunal, mais qu’il avait analysés avant de plaider coupable.

Dans sa déclaration la victime a mentionné qu’elle éprouvait de la pitié pour son père lors des événements, qu’elle n’était pas capable de lui montrer son désaccord et qu’elle ne voulait pas lui faire de la peine.

Elle reconnaît que son père connaissait sa vulnérabilité et qu’il était manipulateur.

Un rapport sexologique sera réalisé dans ce dossier pour éclairer le tribunal sur la situation de l’accusé.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras et l’avocate de la défense Me Crystel Demers fixeront les observations sur la peine le 29 avril.