Un père incestueux de Sherbrooke reconnu coupable de plusieurs agressions sexuelles sur sa fillette passera huit ans en prison.

Huit ans de prison pour un père incestueux

Un père incestueux de Sherbrooke reconnu coupable de plusieurs agressions sexuelles sur sa fillette passera huit ans en prison.

L’individu a fondu en larmes lorsque la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec lui a demandé s’il avait quelque chose à dire avant qu’elle impose la peine de détention, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

« Je ne me rappelle plus d’avoir fait les gestes qui me sont reprochés, mais je m’en excuse », a exprimé le père incestueux.

La victime avait entre huit et dix ans lorsque les gestes ont été commis entre 2014 et 2015.

À la suite de son procès, l’individu a été reconnu coupable d’inceste à sept reprises à plusieurs endroits dans la maison familiale, de contacts sexuels à huit reprises, d’incitation à des contacts sexuels à trois reprises de même que d’avoir rendu du matériel sexuellement explicite à une mineure dans le but de faciliter la perpétration de gestes à caractère sexuel.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette ont présenté une suggestion commune dans cette affaire à la juge Fabi.

« C’est comme si je n’avais plus d’enfant. Ils ne pourront plus faire partie de ma vie », a indiqué l’accusé au tribunal que l’on ne peut identifier pour ne pas identifier la victime dans cette affaire.

Me Patrick Fréchette

Du travail à faire

Avant d’imposer la peine, la juge a mentionné qu’elle aurait aimé entendre d’autres choses de la part de l’accusé.

« Vous avez visiblement du travail à faire pour prendre conscience des gestes que vous avez faits et des conséquences sur votre fille et sur l’ensemble de votre famille. Ils gardent clairement des séquelles de vos gestes », a souligné la juge Fabi en imposant la lourde peine de huit ans.

Me Joanny Saint-Pierre a communiqué avec la mère de la victime avant l’imposition de la peine. Cette dernière ne souhaitait pas être présente au tribunal.

« Elle a mis ces gestes derrière elle. Ça vient brasser beaucoup d’émotions. Elle veut garder ça derrière eux. Ils veulent passer à autre chose. Elle n’avait pas envie de se replonger dans cette affaire. L’imposition de la peine permet de fermer la porte », a expliqué au tribunal Me Saint-Pierre.

La procureure aux poursuites criminelles explique que la petite victime va bien depuis les événements.

« Elle n’a plus peur de croiser son père. Elle est bien entourée. Elle a fait l’objet d’un suivi psychologique dont elle n’a plus besoin, mais peut y retourner si le besoin s’en fait sentir (...) La mère a apprécié l’équipe qui a soutenu sa fille et sa famille au cours des procédures judiciaires », signale Me Saint-Pierre.

« C’était le souhait de mon client que le dossier se règle non seulement pour lui, mais pour l’ensemble de sa famille », a ajouté Me Fréchette.

La juge avait souligné l’exactitude des gestes décrits par la victime dans cette affaire lorsqu’elle a reconnu l’accusé coupable dans cette sordide affaire.

La victime a verbalisé à son père qu’il était un monstre après la deuxième agression. Ce dernier avait alors dit : « Je le sais ».

C’est en juin 2015 que la jeune fille avait dévoilé les abus sexuels à sa mère après avoir confié ces gestes sexuels à une amie.

Un interdit de contact entre l’accusé et sa famille a été imposé.

Le père incestueux sera aussi inscrit au registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Me Joanny Saint-Pierre