Michée Roy dissimule son visage à la sortie du tribunal.

Homicide involontaire coupable : Michée Roy entend clamer son innocence

Michée Roy entend s’appuyer sur une nouvelle expertise pour clamer son innocence pour l’homicide involontaire coupable de son enfant en 2015, mais il devra d’abord se dénicher un nouvel avocat.

L’individu de Richmond était de retour devant le tribunal, vendredi, pour fixer la date de son nouveau procès devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Il s’est présenté seul devant le tribunal étant donné que son avocat Me Félix-Antoine Doyon a renoncé à son mandat en juin dernier étant donné une rémunération insuffisante par l’aide juridique.

« Nous sommes dans des démarches pour la rémunération de mon avocat. Il mentionne qu’il ne peut s’occuper du dossier sans être rémunéré convenablement », a mentionné Michée Roy.

Ce dernier a voulu déposer une requête à la Cour pour préparer son dossier afin que son avocat puisse être « rémunéré convenablement ».

C’est Me Benoit Gagnon de l’aide juridique qui a finalement expliqué la situation au tribunal.

Il a mentionné que Michée Roy était admissible à l’aide juridique. Me Gagnon accompagnera l’accusé dans sa recherche d’un nouvel avocat d’ici le retour du dossier au début du mois de novembre prochain.

Michée Roy avait été reconnu coupable de l’homicide involontaire coupable de son enfant de 69 jours en mars 2017. Il a été condamné à 12 ans de prison, une peine réduite à 8 ans et 7 mois en tenant compte du temps de détention provisoire.

Il a passé plus de quatre ans et demi en prison avant d’être libéré. 

En mars dernier, la Cour d’appel du Québec a ordonné la tenue d’un nouveau procès étant donné la nouvelle preuve médicale qui a été présentée dans son dossier.

Trois mois plus tard, Michée Roy a été remis en liberté sous conditions par la Cour supérieure. Il n’a pas mis de temps à remplir l’une d’entre elles, soit de se trouver un nouvel emploi.

Quatre jours après sa libération, il se présentait devant le tribunal pour déposer une attestation concernant le fait qu’il s’était trouvé un emploi dans le secteur de la construction.

Lors d’un éventuel procès, un neuropathologiste ontarien Dr David Ramsay pourra présenter une nouvelle expertise dans la cause à partir notamment de l’analyse de parties du cerveau de l’enfant qui ont été conservées. Dans le procès original, il n’y avait pas eu d’analyse de dossier par un neuropathologiste. Aucun expert n’avait même témoigné pour la défense.

Le Dr Ramsay a accepté d’analyser le dossier pro bono. La théorie de la défense de la cause des blessures n’a pas changé, soit que le traumatisme crânien non accidentel (TCNA) a été conclu en raison de l’absence de signes externes et qu’il repose sur l’exclusion des autres pathologies.

Une accusation de voies de fait graves avait d’abord été portée contre Michée Roy lorsque l’évènement avait été porté à l’attention des autorités en janvier 2015. 

C’est le décès de l’enfant qui avait incité le ministère public à modifier l’accusation en celle d’homicide involontaire coupable en juin 2015.

Lors du premier procès, le tribunal avait retenu que c’est en le secouant violemment que Michée Roy avait ainsi provoqué le décès de son fils Kylen Roy le 7 juin 2015. Le petit Kylen était resté dans un état neurovégétatif pendant plusieurs semaines avant de succomber environ six mois après avoir été secoué.