Michel-Jason Hevey a été condamné à 15 mois de prison par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Hevey en prison pour des gestes commis sur une ado

Les gestes sexuels de Michel-Jason Hevey sur une adolescente de Sherbrooke pendant un an et demi ont eu l’effet d’un tsunami sur la victime et sa famille.

L’individu de 34 ans a été condamné à 15 mois de prison par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Michel-Jason Hevey a reconnu des gestes d’attouchements sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur l’adolescente entre 2015 et 2017.
Une probation de trois ans a été imposée avec un interdit de contact avec la victime et les membres de sa famille ainsi qu’un suivi au CIVAS.

La suggestion commune de la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme et l’avocate de la défense Me Kim Dingman a été entérinée par le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

« J’ai vécu avec la culpabilité de lui avoir fait confiance. J’ai vécu deux ans de mensonge et de manipulation. Ma fille gardera des conséquences psychologiques. Ces gestes ont bafoué l’enfance d’une petite fille sans défense. Il disait ne pas savoir pourquoi il avait fait ça. Il aurait continué si je n’avais rien découvert. Il pensait que ça n’aurait aucune conséquence. Mon univers s’est effondré », a exprimé la mère de la victime.


« J’étais traumatisée. Je pochais certaines matières à l’école à cause de toi. »
La victime dans sa lettre à Hevey

La victime a écrit une lettre à l’endroit de l’agresseur.

« J’étais traumatisée, figée sur place. Je pochais certaines matières à l’école à cause de toi. Tu me traumatisais jour et nuit. Tes actes ont eu des impacts importants sur ma vie » a écrit la victime.

L’accusé ne possédait aucun antécédent judiciaire.

« Mon client a combattu ses pulsions. Il essayait de cesser. Il était pris dans un cercle vicieux et ne savait pas comment s’en sortir. Il a perdu le contrôle parce que psychologiquement, il n’allait pas bien. Il s’en veut », a signalé l’avocate de la défense.

Me Dingman indique que son client reconnaît les conséquences de ses gestes et qu’il a voulu régler rapidement son dossier pour éviter à la victime de témoigner.

Deux individus condamnés

Un homme et une femme perturbés mentalement et intoxiqués lors des événements distincts pour lesquels ils étaient accusés devront effectuer des travaux communautaires.

Un ancien étudiant du Cégep de Sherbrooke a reconnu avoir menacé de mort un collègue de classes à la fin de l’été 2017.

Lorsqu’il a croisé le plaignant sur la rue Wellington Nord, l’étudiant a émis un grognement avant de le saisir et lui brandir un couteau sous la gorge en menaçant de le tuer.

« Mon client était perturbé lorsque les événements se sont déroulés. Il venait d’être expulsé du Cégep et avait consommé. Aucun coup n’a été porté », explique l’avocat de la défense Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique.

L’individu de 23 ans a reconnu, mardi, des accusations de voies de fait armées et de menaces de mort devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Une absolution conditionnelle où l’accusé devra effectuer 50 heures de travaux communautaires et respecter les conditions dans le cadre d’une probation de deux ans a été imposée. Il devra faire un suivi avec les Alcooliques anonymes et avec un psychiatre.

L’accusé a complété une thérapie fermée au cours des derniers mois.

« Je tiens à vous féliciter d’avoir complété votre thérapie », a souligné le juge Vanchestein.

C’est Me François Houle qui représentait le ministère public dans cette affaire.

Dans un autre dossier, une jeune femme de 20 ans devra aussi faire des travaux communautaires dans la cadre d’une probation d’une année.

Elle a reconnu avoir commis des voies de fait sur une policière de la Sûreté du Québec à Asbestos en avril 2017. Cette dernière est intervenue lors d’une chicane où l’accusée causait du trouble chez une amie où elle avait passé la soirée.

Pendant l’intervention, la jeune femme de 20 ans a voulu prendre des comprimés, mais la policière s’y opposait. L’accusé a alors tiré la policière par les cheveux avant de la grafigner au visage. « Ma cliente a peu ou pas de souvenir de cet événement », a expliqué au tribunal l’avocate de la défense Me Karine Poliquin.

Claude Stratford écope 22 mois pour trafic de cocaïne

Le trafiquant de cocaïne Claude Stratford qui vendait à Magog et à Stanstead a été condamné à 22 mois de prison.

L’individu de 24 ans qui est détenu depuis décembre 2017 évite ainsi le pénitencier étant donné que la détention provisoire a été retranchée de la peine imposée par le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec.

Stratford a plaidé coupable à une multitude d’accusations liées au trafic de stupéfiants. Il a reconnu le trafic de cocaïne et la possession dans le but de trafic entre janvier et décembre 2017.

Les perquisitions avaient eu lieu sur la 16e Avenue à Magog ainsi qu’un domicile situé sur le chemin Bell dans le Canton de Stanstead.

La conjointe de Stratford, Stéphanie Gauthier-Béchard revenait devant le tribunal, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Son avocate Me Caroline Monette a reporté le dossier au 4 juin prochain afin de clarifier son mandat dans cette affaire.

Lors de la perquisition de la Régie de police Memphrémagog du 13 décembre 2017, les enquêteurs ont saisi 84 grammes de cocaïne.

Stratford a aussi reconnu la possession de résine de cannabis, de cannabis, de même que le recel de 800 $ qu’il avait en sa possession. L’accusé avait aussi en sa possession une bonbonne de poivre de Cayenne de même qu’une arme à impulsion électrique. Il a aussi reconnu le recel d’articles trouvés chez lui.

Claude Stratford avait été confié à une maison de thérapie en attendant les observations sur la peine dans son dossier, mais l’avait quitté après quelques semaines.

Stratford possède des antécédents judiciaires. Il a été condamné à une peine de 21 mois de prison en 2015.

Cette opération était menée à la suite d’une enquête policière débutée il y a environ un an.

C’est Me Émilie Baril-Côté qui représente le ministère public.