Harcèlement: une idylle amoureuse tourne au cauchemar

Une relation amoureuse, qui a commencé à la suite d'une vente de véhicule usagé, a tourné au cauchemar pour une femme quelques mois plus tard.
Le multirécidiviste en matière de violence, fraude et vols, François Côté de Lingwick a reconnu avoir harcelé son ancienne conjointe avec qui il a vécu une relation de quelques mois en 2017.
L'individu de 43 ans a écopé de six mois de prison, mardi, au palais de justice de Sherbrooke. Peine à laquelle il reste trois mois à purger de façon discontinue.
Le couple, qui s'est fréquenté quelques mois à la suite de leur rencontre en octobre 2016, a évolué rapidement à un point tel que la femme est allée rester chez Côté à Lingwick trois mois après le début de leur relation.
L'idylle a cependant dégénéré tout aussi rapidement.
Dans le récit des faits, la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux a expliqué au tribunal que Côté avait adopté un comportement violent envers la victime qui a culminé en mars 2017 où la femme l'a quitté.
Au cours de la courte période de concubinage, Côté a tenté de l'isoler de sa famille.
Après la rupture, François Côté a harcelé son ancienne conjointe en entreprenant 294 conversations sur Facebook entre le 19 et le 25 mars dernier.
François Côté possède de nombreux antécédents judiciaires depuis 1999 notamment en matière de violence, extorsion et fraude.
À la suite de son arrestation en mai dernier, Côté a renoncé à son enquête sur remise en liberté. Il est détenu depuis la mi-mai.
Le tribunal a retranché trois mois de détention provisoire.
Étant donné que Côté peut reprendre son travail dans le domaine de la vente de véhicules usagés, les avocats ont convenu de présenter une suggestion commune à la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.
Suggestion commune
L'avocat de la défense Me Christian Raymond et la procureure aux poursuites Me Nathalie Robidoux ont suggéré au tribunal d'imposer 90 jours de prison à purger les fins de semaine.
« Vous allez devoir vous prendre en main. Vos antécédents judiciaires démontrent un problème sous-jacent de violence que vous devez régler. Je considère que la peine imposée n'est pas sévère. Vous devez essayer de vous aider pour régler votre problème de violence évident. Je vous invite à aller consulter », a mentionné la juge.