Guillaume Duclos-Ferland doit se défendre de 34 accusations en lien avec des agressions sexuelles sur neuf victimes mineures.

Guillaume Duclos-Ferland remis en liberté sous de sévères conditions

Accusé de gestes à caractère sexuel sur neuf mineures, Guillaume Duclos-Ferland de Coaticook a été remis en liberté sous de sévères conditions.

La juge Claire Desgens de la Cour du Québec a remis l’homme de 21 ans en liberté, mardi, en insistant pour qu’il respecte les conditions imposées.

Le Coaticookois doit se défendre de 34 accusations en lien avec des agressions sexuelles sur neuf victimes mineures et du leurre informatique de mineures.

Il est accusé d’agression sexuelle, d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels, de leurre informatique et d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite pour faciliter la perpétration de gestes sexuels entre décembre 2018 et le septembre 2019.

Les victimes alléguées d’agression sexuelle sont toutes mineures, âgées de 12 à 17 ans. Les gestes auraient été commis à Sherbrooke, Magog et Windsor.

L’homme de 21 ans est aussi accusé d’avoir accédé à de la pornographie juvénile durant cette période. Certaines de ces accusations sont passibles de peines minimales d’une année de prison.

À la suite d’un dépôt de 500 $, Duclos-Ferland s’est engagé à respecter le plan de supervision qui lui a été imposé.

« Vous devrez respecter toutes les conditions sous peine de vous retrouver en prison pour le reste des procédures », a insisté la juge Desgens.

Guillaume Duclos-Ferland devra rester chez sa mère, se soumettre à ses règles, respecter un couvre-feu entre 21 h et 7 h et faire les démarches pour se trouver un emploi ou conserver celui qu’il occupe.

Il devra suivre une thérapie psychologique ainsi qu’un suivi psychiatrique.

Il ne pourra pas communiquer avec les neuf plaignantes y compris les membres de leur famille. Duclos-Ferland ne pourra pas non plus mettre les pieds à Magog. Il ne pourra communiquer avec des mineurs sauf en présence d’un adulte qui sait de quoi il est accusé. Il ne pourra pas non plus fréquenter les parcs ou à tout endroit où il pourrait être en contact avec des enfants. Une interdiction d’utiliser Internet a été imposée.

L’accusé devra aussi se rapporter une fois par semaine au poste de police.

Retour en cour le 12 mars

C’est la Régie de police Memphrémagog qui a mené l’enquête dans cette affaire.

Me Benoit Gagnon de l’aide juridique défend l’accusé, alors que Me Marilène Laviolette représente le ministère public.

Le ministre public devait démontrer que la détention était nécessaire pour assurer la sécurité du public dans le cadre de l’enquête sur remise en liberté qui s’est déroulée, lundi.

La Régie de police Memphrémagog avait travaillé deux mois à cette enquête, qui est toujours ouverte.

Guillaume Duclos-Ferland ne possède pas d’antécédent judiciaire.

Le dossier reviendra devant le tribunal le 12 mars 2020.