Angel-Emiro Guapacha par la voix de son avocat Me Christian Raymond demande un arrêt des procédures.

Guapacha demande un arrêt des procédures

Angel-Emiro Guapacha demande un arrêt des procédures dans son dossier pour agression sexuelle causant des lésions en janvier 2017.

Se basant sur le témoignage du propriétaire de l’établissement où seraient survenus les gestes, l’avocat de la défense Me Christian Raymond soutient « qu’une caméra qui n’existe plus aujourd’hui, pouvait capter une scène cachée très importante des événements. »

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La défense a annoncé ses couleurs, mardi, à la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Me Christian Raymond a déposé une requête en arrêt des procédures « vu l’atteinte à une défense pleine et entière et à un procès juste et équitable » basée sur la Charte canadienne des droits et libertés.

La requête est basée sur le fait que les policiers n’ont retenu seulement qu’une partie des images disponibles de la soirée du 18 au 19 janvier 2017.

C’est le propriétaire du bar où serait survenue l’agression sexuelle commise par Guapacha qui a fourni les images qui sont au centre de la preuve de la poursuite.

Me Raymond note dans la requête en arrêt des procédures que c’est le témoin qui a jugé de la pertinence des vidéos à faire visionner aux policiers.

« Le jugement de la pertinence du témoin se base sur un visionnement en diagonal et parfois en marche rapide d’une trentaine de minutes », indique Me Raymond dans sa requête.

En attendant le débat sur cette requête, la journée de mardi a été consacrée au visionnement des images captées par les caméras de surveillance du bar où serait survenue l’agression sexuelle.

Deux journées sont prévues pour regarder plus de douze heures d’enregistrement de trois caméras de surveillance des secteurs des machines de loterie vidéo, du bar et du corridor de l’établissement.


« Selon le témoin, d’autres plans de scènes importantes ont été captés. »
Me Christian Raymond

Dans sa requête, la défense indique que « seulement trois des seize caméras » ont été remises à la défense.

« Selon le témoin, d’autres plans de scènes importantes ont été captés, mais non divulgués puisque selon lui, il s’agissait de la répétition de la même scène », signale la défense.

La requête reproche aux policiers de ne pas avoir visionné l’ensemble des seize caméras.

« Aucun policier ne s’est assuré de pouvoir conserver la totalité de la preuve disponible. Les policiers ont été négligents dans l’exécution de leur travail en omettant de visionner la totalité de la preuve et en omettant de conserver la totalité de celle-ci qui était disponible pour un temps très limité de huit jours », soulève Me Raymond.

Guapacha subit son procès depuis lundi concernant une agression sexuelle causant des lésions corporelles dans un bar de Sherbrooke dans la nuit du 18 au 19 janvier 2017.

Il demande l’arrêt des procédures sinon l’exclusion de la preuve vidéo.

C’est Me Gabrielle Cloutier qui représente le ministère public dans cette affaire.