Martin Dufour de Lambton pourrait rester derrière les barreaux encore plusieurs mois.

Gestes sexuels sur une mineure: Dufour déjoué par un tic nerveux

Martin Dufour de Lambton pourrait rester derrière les barreaux encore plusieurs mois.
Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, il a plaidé coupable, lundi, à plusieurs accusations de nature sexuelle qu'il a commises sur une longue période.
L'individu de 48 ans a plaidé coupable à des accusations de production de pornographie juvénile, de voyeurisme, d'incitation à des contacts sexuels, à des contacts sexuels ainsi qu'à la possession de pornographie juvénile.
Le délinquant sexuel de Lambton a reconnu avoir filmé une enfant entre 2008 et 2016 à son insu.
C'est un des collègues de travail de Dufour qui a découvert par hasard la clé USB contenant le matériel compromettant.
Intrigué par des documents vidéo, le collègue de cet employé de la municipalité d'Adstock a ouvert un premier fichier. Il a vite constaté le caractère inapproprié des documents. Il a avisé son supérieur, qui a contacté la Sûreté du Québec. La clé USB contenait plusieurs preuves de la participation de Dufour aux gestes sexuels sur une mineure.
Déjoué par un tic nerveux
C'est un tic nerveux de l'individu qui a confirmé qu'il s'agissait bel et bien de Martin Dufour.
La perquisition du cellulaire de Dufour a permis de découvrir une application téléchargée par ce dernier qui lui permettait d'accéder à distance aux caméras qui lui servaient à épier sa victime.
Lorsque rencontrée par les policiers, la jeune victime a confirmé les gestes troublants de Dufour.
Interrogé par le juge à savoir s'il reconnaissait les faits relatés par la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion, Dufour a répondu « Oui, monsieur ».
Me Dorion doit rencontrer la victime au dossier et ses parents au cours des prochains jours avant de discuter de la peine à imposer à Dufour avec l'avocat de la défense Me Jean-Guillaume Blanchette.
Martin Dufour est détenu depuis son arrestation dans cette affaire en avril 2017.
Les observations sur la peine dans ce dossier se dérouleront le 3 juillet prochain.
Une peine minimale d'une année de prison doit être imposée pour la production de pornographie juvénile, mais la sentence pourrait être beaucoup plus longue.
Dix-huit mois de prison pour Ines Munizaba
L'auteure du vol qualifié à la station-service Ultramar de la rue Dunant de Sherbrooke purgera 18 mois de prison.
Ines Munizaba a plaidé coupable, lundi, aux accusations de vol qualifié et d'utilisation d'une fausse arme à feu lors d'un vol qualifié.
Ces événements se sont déroulés le 22 avril dernier. Intoxiquée, la femme de 31 ans est entrée dans le dépanneur à la suite du commis. Elle a brandi une arme à feu et a demandé le sac servant au dépôt d'argent. Une fois qu'elle a obtenu son butin, elle a pris la fuite à pied. La caméra de surveillance de l'établissement et le témoignage d'un chauffeur de taxi ont permis d'étayer la preuve et de remonter la piste de Ines Munizaba. Un patrouilleur a reconnu la suspecte sur la rue.
Elle est détenue depuis le 9 juin dernier.
Son avocat Me Christian Raymond a mentionné que sa cliente présentait un important problème de consommation de drogue et qu'elle avait subi de la pression pour comettre ce vol.
Il a mentionné au juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec que l'accusé avait plaidé coupable à la première occasion.
Me Raymond et la procureure aux poursuites criminelles Me Nathalie Robidoux ont présenté une suggestion commune de 18 mois de prison au tribunal. Une probation de trois ans aussi été imposée. La peine commencera à être calculée à la fin juillet.
Invitée par le juge Chapdelaine à dire ce qu'elle compte faire pour régler son problème de consommation, l'accusé a mentionné du bout des lèvres qu'elle souhaitait suivre une thérapie.