Maxime Vanier lors de son arrestation.

Gestes de violence sur un toxicomane : les accusés ne contestent pas les accusations

Accusés dans une affaire de vol qualifié où ils auraient effectué des gestes qualifiés de « révoltants et d’une infinie tristesse » par le tribunal, Maxime Vanier, Benoit Desrosiers et Roxanne Lapointe ne contestent pas les accusations portées contre eux.

Les trois accusés ont fixé, mercredi, leur enquête préliminaire devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Vanier et Desrosiers doivent rester détenus dans cette affaire survenue en mai dernier.

Aussi accusée dans cette affaire où un toxicomane aurait été séquestré, attaché, bâillonné puis battu, Roxanne Lapointe a pu reprendre sa liberté. La femme de 25 ans avait été confiée à une maison de thérapie.

La victime dans cette affaire a été séquestrée pendant 10 heures et attachée à une chaise avec du ruban gris puis des attaches de plastique. Un bas a été placé sur sa bouche. Il aurait été battu avec un bâton télescopique, un balai et à coups de pied et de poing.

On aurait tenté de lui couper un doigt et de lui arracher un œil pour une dette de drogue ou une transaction qui a mal tourné.

L’enquête préliminaire se résumera essentiellement au témoignage de la victime alléguée dans cette affaire survenue le 27 mai rue Short.

Cette étape des procédures, qui devrait durer environ trois heures, se déroulera le 29 janvier.

Les trois complices sont accusés de séquestration, voies de fait graves et voies de fait armées pour les événements de mai dernier.

Desrosiers est aussi accusé de vol qualifié sur la même victime en juin.

Les avocats chargés de la défense des trois accusés, Me Christian Raymond, Me Julie Beauchemin et Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique, ont réitéré leur intention de demander un procès devant juge et jury dans cette affaire.

Motel La Marquise

Des accusations relatives au vol qualifié commis au motel La Marquise à Sherbrooke à la mi-octobre ont été déposées contre Maxime Vanier et Roxanne Lapointe. Ils font aussi face à des accusations en lien avec le trafic de stupéfiants.

Ils sont accusés de vol qualifié en utilisant une arme à feu, d’extorsion, d’avoir déchargé une arme à feu et de voies de fait contre une femme qui était présente dans une chambre du motel le 11 octobre.

Ces dossiers ont été reportés au 29 janvier.

Les accusations reliées aux armes à feu sont passibles d’une peine minimale de quatre ans de prison.

Toutes ces accusations ont été déposées par la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau.