Félix Malo est maintenant détenu à la suite de nombreux bris de conditions.

Gestes à caractère sexuel: Malo accusé de bris de conditions

C’est avec les menottes aux poignets et avec le statut de détenu que Félix Malo est revenu à Sherbrooke.

L’homme de 30 ans est accusé de divers gestes à caractère sexuel sur quatre plaignantes à Sherbrooke. Son dossier, qui s’étire depuis l’hiver 2017, lui imposait de nombreuses conditions restrictives de liberté.

À lire aussi: Accusations à caractère sexuel: Félix Malo change d'avocat

Une information du public a permis de prendre Malo en défaut concernant de nombreux bris de conditions.

Les enquêteurs du Service de police de Sherbrooke sont débarqués à son domicile de Gatineau le 22 novembre dernier.

Félix Malo avait modifié son profil Facebook alors qu’il lui est interdit d’accéder à Internet ou à des réseaux sociaux. Son ordinateur était relié à un réseau sans fil alors que ça lui est interdit.

Son ordinateur a aussi été saisi lors de cette perquisition.

Devant le tribunal, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, Félix Malo a renoncé à son enquête sur remise en liberté.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a ordonné sa détention jusqu’à la fin des procédures judiciaires.

Tous ses dossiers ont été reportés au 9 janvier 2019.

C’est en offrant du cannabis que Félix Malo aurait vraisemblablement provoqué des contacts sexuels avec l’une des quatre victimes alléguées sur qui il aurait posé des gestes à caractère sexuel.

Sur une première victime alléguée en 2016, il est accusé de leurre informatique le 1er janvier 2016 puis d’attouchements sexuels et d’incitation à des contacts sexuels entre le 14 février et le 24 décembre 2016.

Des gestes se seraient ensuite produits en 2017 sur trois victimes mineures où il est accusé à nouveau de leurre informatique.

À l’endroit d’une d’entre elles, il aurait fait du leurre informatique entre le 1er février et le 20 mars 2017, ce qui lui a permis vraisemblablement de rencontrer la victime alléguée. Il aurait commis des attouchements sexuels le 25 février 2017 puis une agression sexuelle sur cette victime alléguée de moins de 16 ans, le 12 mars.

Des accusations de trafic de cannabis sont portées contre Malo durant cette période du 1er février au 20 mars 2017 puisqu’il aurait offert des stupéfiants à cette même victime.

Des peines minimales de prison sont applicables dans plusieurs de ces dossiers.

C’est Me Gaétan Bourassa qui assure la défense de Félix Malo, alors que Me Joanny Saint-Pierre représente le ministère public.