René Bolduc a fixé son enquête préliminaire au 21 novembre au palais de justice de Sherbrooke.

Gestes à caractère sexuel : un procès devant jury pour Bolduc

Accusé de gestes sexuels répétés avec son frère Jean-Guy à l’endroit d’une fillette qui résidait chez lui dans les années 70 et 80 à Sherbrooke, René Bolduc conteste sa citation à procès.

Bolduc a fixé, jeudi, son enquête préliminaire au 21 novembre prochain au palais de justice de Sherbrooke.

Jean-Guy et René Bolduc ont été accusés en mai dernier d’attentat à la pudeur, de grossière indécence entre 1972 et 1983 pour Jean-Guy Bolduc, puis entre 1975 et 1983 pour René Bolduc. Un chef d’agression sexuelle, rendu recevable en raison des modifications au Code criminel, est porté pour l’année 1983.

L’avocat de René Bolduc, Me Christian Raymond, a demandé qu’un témoin soit entendu lors de l’enquête préliminaire qui devrait durer trois heures.

S’il est cité à comparaître, René Bolduc pourrait opter pour un procès devant juge et jury.

« Dans ma prison »

Comme à toutes les apparitions des deux accusés devant le tribunal, la victime alléguée était présente au palais de justice de Sherbrooke.

Elle était accompagnée du chien de soutien Kanak du Service de police de Sherbrooke et du maître-chien Mario Raymond du SPS.

Caroline Labrecque affirme que toute sa vie a été teintée par ces agressions sexuelles qu’elle allègue avoir subies.

« Je ne serais pas capable de passer seule à travers le processus judiciaire. Je reçois un bon soutien du CAVAC. Et ce matin (hier), avoir la chance d’être accompagnée de Kanak est une belle surprise », souligne Caroline Labrecque.

L’enquête préliminaire dans le dossier de Jean-Guy Bolduc, qui se déroule en parallèle, a été fixée au 18 octobre.

« J’ai vécu dans ma prison toute ma vie en raison de leurs gestes. J’ai encore des images de la façon dont ils me regardaient. Je n’ai plus à avoir honte. Je suis stressée d’avoir à témoigner, mais je vais être capable d’aller jusqu’au bout du processus », soutient Caroline Labrecque.

Lors de la comparution des frères Bolduc, la victime dans cette affaire avait mentionné que les accusés lui avaient volé son enfance.

« C’était l’équivalent de mes frères. René abusait de moi dans le sous-sol de la maison ou quand mes parents n’étaient pas là. Il a même abusé de moi quand il venait de se marier », a affirmé la victime.

C’est au décès de son père adoptif qu’elle a décidé de porter plainte au Service de police de Sherbrooke.

Caroline Labrecque était accompagnée du chien de soutien Kanak du Service de police de Sherbrooke et du maître-chien Mario Raymond du SPS.

Coupable de gestes à caractère sexuel : Philippe Benoit-Lessard sera entendu en appel

Reconnu coupable d’introduction par effraction pour y commettre une agression sexuelle, Philippe Benoit-Lessard de Sherbrooke pourra porter sa cause en appel.

En juillet, la juge Claire Desgens de la Cour du Québec l’a reconnu coupable d’agression sexuelle d’une personne de moins de 16 ans et d’introduction par effraction dans le but de commettre une agression sexuelle.

La requête pour permission d’en appeler de Philippe Benoit-Lessard a été accueillie par le juge François Doyon de la Cour d’appel du Québec.

La juge de première instance avait déterminé que l’accumulation de la preuve permettait de tirer la seule conclusion logique que c’est Philippe Benoit-Lessard qui a commis les graves gestes à l’endroit d’une adolescente qu’il ne connaissait pas.

Le débat central du procès, qui s’est déroulé sur trois jours en mai, s’était fait sur l’identité de l’accusé relativement aux gestes commis dans la nuit du 5 au 6 novembre 2016 dans l’est de Sherbrooke.

Benoit-Lessard a touché aux parties génitales la victime qui était dans son lit avant de tenter de baisser ses leggings. La victime a alors poussé un « cri de mort » ce qui a fait fuir le suspect.

Ni la victime ni sa mère n’étaient en mesure d’identifier le suspect.

Deux voisins avaient aperçu un individu louche ainsi qu’un véhicule suspect qui avait attiré leur attention. Ils confirment que c’est le même véhicule qui a quitté les lieux après l’agression.

Ces voisins ont donné une description du suspect et de son véhicule.

Une trace de pas pouvant correspondre à celle du suspect a été trouvée près de la chambre de la victime. Les souliers de marque Tony Hawk bleu et noir du suspect ont été saisis, puis comparés.

La juge a souligné que la parade d’identification menée par le Service de police de Sherbrooke avait permis d’identifier Philippe Benoit-Lessard par deux témoins le lendemain des événements.

La juge avait déterminé que l’ensemble de la preuve convergeait « inexorablement et logiquement » vers la culpabilité de Philippe Benoit-Lessard.

La poursuite a consenti à ce que la requête de la défense d’être entendu devant trois juges de la Cour d’appel du Québec puisse entendre les arguments de Me Christine Brosseau qui représente Philippe Benoit-Lessard en appel.

C’est Me Maxime Hébrard qui représente le ministère public à cette étape des procédures.

Philippe Benoit-Lessard