Jean-Paul Bégin

Gestes à caractère sexuel : le passé rattrape Jean-Paul Bégin

Si Jean-Paul Bégin a réclamé la tenue d’une enquête préliminaire pour les gestes à caractère sexuel dont il est accusé, Michel Charland et Charles Baillargeon pourraient régler leurs dossiers aussi de nature sexuelle lorsqu’ils reviendront devant le tribunal.

Plus de 33 ans après les gestes allégués, Bégin voit son passé le rattraper.

L’individu de 69 ans était de retour devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Sherbrooke, pour fixer son enquête préliminaire concernant des crimes qui remontent au milieu des années 80. 

Bégin est accusé de divers gestes à caractère sexuel qu’il aurait commis sur une période de sept ans sur une mineure.

Il est accusé d’avoir eu des « rapports sexuels avec une personne de sexe féminin qui n’était pas son épouse et qui avait moins de 14 ans » et d’agression sexuelle entre juin 1985 et décembre 1987 à Windsor.

Sur cette même victime mineure, il est accusé d’attouchements sexuels, d’incitation à des contacts sexuels et d’agression sexuelle entre janvier 1988 et avril 1992.

C’est la Sûreté du Québec qui a mené cette enquête entraînant le dépôt de ces cinq chefs d’accusation en février 2018.

Son avocat Me Alexandre Tardif a retenu le 17 décembre prochain pour la tenue de l’enquête préliminaire.

C’est Me Nathalie Robidoux qui représente le ministère public dans cette affaire.

Michel Charland

Accusé de divers gestes à caractère sexuel pendant de nombreuses années à l’endroit d’une mineure, Michel Charland pourrait faire avancer son dossier à son retour devant le tribunal en octobre.

L’individu aurait gagné la confiance de la victime avant de commettre des gestes à caractère sexuel entre septembre 2011 et décembre 2017.

Charland a amadoué la victime puis sa mère afin de créer un climat de confiance. La victime alléguée s’est rendue à plusieurs reprises pour aller voir des films de princesses, puis pour des laps de temps allant jusqu’à des nuits complètes.

La remise en liberté sous conditions de l’individu lui avait été refusée.

Charland est détenu depuis le 22 février dernier alors qu’il a été arrêté pour ces agressions sexuelles commises sur la fillette, qui était âgée de 7 ans en 2011.

Il fait face à des accusations d’incitation à des contacts sexuels, d’attouchements sexuels, d’agression sexuelle, de production de pornographie juvénile entre septembre 2011 et décembre 2017 ainsi que de possession de pornographie juvénile entre mai 2003 et février 2018 ainsi que d’avoir produit des vidéos d’enfants « dans des circonstances où il y a une atteinte raisonnable en matière de vie privée ».

Charles Baillargeon

Charles Baillargeon

Un autre accusé représenté par Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique, Charles Baillargeon, était aussi de retour devant le tribunal, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

L’individu de 48 ans de Sherbrooke est accusé de crimes en lien avec de la pornographie juvénile sur une période de six ans.

Charles Baillargeon de Sherbrooke a comparu en septembre 2017 pour y être accusé de quatre chefs de possession et d’accès à de la pornographie juvénile entre septembre 2011 et août 2017.

« Les discussions avancent bien dans le dossier », indique Me Lamarre-Leroux.

« Un point demeure en litige. Ma collègue doit faire des vérifications. Nous attendons une décision d’un autre district judiciaire qui pourrait avoir un impact sur notre dossier », ajoute la procureure aux poursuites criminelles, Me Joanny Saint-Pierre.

Le dossier a été remis au 12 novembre.