Se présentant sur les médias sociaux comme le «général Québec», François Provost est accusé de menaces envers les policiers.

«Général Québec» devant la justice pour des propos menaçants sur Facebook

Un individu qui se présente comme le « général Québec » sur les médias sociaux doit faire face à la justice pour des propos menaçants tenus sur Facebook.

François Provost de Cookshire-Eaton est accusé d’avoir transmis au public une menace de causer la mort ou des lésions corporelles à tout policier et d’avoir conseillé au public de commettre un homicide envers les policiers.

Ses divers profils Facebook présentent plusieurs propos racistes. L’une de ses pages l’identifie comme Général Québec avec la devise : « Icite c’est chez nous [sic] ». Drapé dans un fleurdelisé avec un chapeau aux couleurs du Québec, Provost multiplie les messages d’extrémisme politique.

C’est un signalement du public à la suite de propos qui a permis de mettre la main au collet de Provost le 13 janvier dernier.

Il affirme que si un policier rentre chez lui, « j’vas tuer le policier parce qu’il viole mon domicile et je ne connais pas ses intentions alors tuer tous les policiers qui vont franchir votre porte c’est un droit de te protéger et protéger ta famille [sic] ».

Son profil Facebook comporte aussi une invitation à mettre en place une armée nationale québécoise où il recherche des gens avec des casiers judiciaires et qui possèdent des armes.

Après le dépôt des accusations contre lui, François Provost a été évalué au département de psychiatrie légale du CHUS.

À la lecture du rapport psychiatrique déposé, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec l’a déclaré apte, mardi, à comparaître et à subir les procédures judiciaires.

Son avocate Me Julie Beauchemin a demandé une évaluation sur sa responsabilité criminelle au moment des faits.

« Il s’agit de savoir si votre état mental vous rend responsable ou non responsable des actes que vous avez commis », a expliqué le juge Chapdelaine à l’accusé.

La procureure aux poursuites criminelles Me Claudie Marmet a déposé à la défense les antécédents judiciaires de Provost.

Ce dernier a déjà été condamné pour des entraves au travail des policiers en 2015 et 2017. Il a aussi déjà été condamné pour harcèlement en 2005 et 2013 ainsi que pour des gestes à caractère sexuel sur des personnes mineures en 2005.

Provost sera de retour devant le tribunal le 19 février.