Le Centre canadien de protection de l’enfance souhaite mettre en garde les adolescents concernant la sextorsion.
Le Centre canadien de protection de l’enfance souhaite mettre en garde les adolescents concernant la sextorsion.

Gare à la sextorsion

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le Centre canadien de protection de l’enfance souhaite mettre en garde les adolescents concernant la sextorsion.

« Les garçons de 14 ou 15 ans sont particulièrement ciblés. Ils se font interpeller par de jolies filles en petite tenue sans être conscients que c’est un cyberprédateur derrière l’écran. Lorsque les adolescents s’exhibent, des captures d’écran sont faites. Des sommes d’argent sont ensuite demandées sous la menace que les images vont être distribuées aux amis et aux parents. Nous notons une hausse de ce type de crime », explique le porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance, René Morin.

Ce dernier souligne qu’il ne faut jamais céder à cette pression de verser de l’argent.

« S’exhiber devant une webcam n’est jamais une bonne idée, peu importe la personne ou la raison. À partir du moment où un inconnu commence a poser des questions indiscrètes, il est important de bloquer cette personne et de la dénoncer. Des analystes vont pouvoir se pencher sur le suspect et ces informations vont pouvoir être remises à un enquêteur. Nous recevons de 3000 à 4000 signalements par mois au pays », mentionne M. Morin qui rappelle que les dénonciations peuvent être faites sur le site www.cyberaide.ca.

Il signale que le site www.aidezmoisvp.ca permet aux adolescents pris dans la spirale de la sextorsion de s’en sortir.

« Les adolescents ont parfois honte d’être tombés dans ce type de situation. Ce site offre les conseils pour savoir comment retirer une photo ou une vidéo des médias sociaux comme Facebook ou YouTube ou pour demander à ces plates-formes de le faire. Les lois y sont aussi expliquées afin de ne pas les laisser seuls comme victimes », indique René Morin.

Il invite aussi les parents à s’intéresser aux applications fréquentées par leurs enfants. Le site www.cyberparentsavertis.ca est une source d’information sur les conseils de prévention.

« Juste changer le paramètre sur Tik Tok afin que les publications ne soient pas automatiquement publiques peut faire une différence », mentionne le porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance.