Une fuite de gaz mobilise présentement le Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke sur la rue Adélard-Collette, près de l’école LaRocque.
Une fuite de gaz mobilise présentement le Service de protection contre les incendies de la Ville de Sherbrooke sur la rue Adélard-Collette, près de l’école LaRocque.

Fuite de gaz majeure près de l’école LaRocque

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Une fuite dans une conduite majeure de gaz naturel a entraîné l’évacuation de l’école primaire LaRocque, jeudi, à Sherbrooke.

Ce sont des travaux d’excavation effectués par la Ville de Sherbrooke à l’intersection des rues Adélard-Colette et McManamy à Sherbrooke qui ont causé cette importante fuite.

Environ 400 personnes présentes dans un périmètre de 300 mètres autour de la fuite, soit une quarantaine de résidences et l’école primaire LaRocque, ont été évacuées.

Selon le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), l’évacuation de l’école de 244 élèves vers 13 h s’est bien déroulée.

Étant donné les conditions météorologiques favorables, les enfants et le personnel ont passé l’après-midi dans la cour de récréation où ils étaient en sécurité. Un trajet alternatif pour venir chercher les enfants à l’école avait été acheminé aux parents par la CSSRS.

« Cette fuite a créé beaucoup d’émoi près de l’école primaire LaRocque qui a dû être évacuée. Une quarantaine de résidences du quartier ont aussi été évacuées. Plusieurs citoyens se sont plaints d’odeur à la grandeur de la ville. Il faut rassurer les citoyens sur le fait que l’odeur du produit mis dans le gaz pour le détecter n’est pas un problème pour la santé », explique le directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPICS), Stéphane Simoneau.

L’état de santé de deux personnes incommodées a été vérifié par les ambulanciers paramédicaux. 

« C’était davantage le stress et l’émoi. Une conduite de trois pouces fait énormément de bruit et émet énormément de senteurs. Ce n’est pas à prendre à la légère. Les citoyens sont invités à fermer les fenêtres et à rester dans leur résidence s’ils ne sont pas évacués », mentionne le directeur du SPICS.

Le personnel d’Énergir a colmaté la fuite en milieu d’après-midi.

L’électricité a été interrompue dans le secteur en collaboration avec Hydro-Sherbrooke pour limiter les chances que le gaz naturel soit allumé par une étincelle.

« Nous allons vérifier les circonstances de cette fuite. Une pelle mécanique qui accroche ou une roche qui tombe sur la conduite peut créer ce type de fuite », indique le directeur Simoneau.

Le Service de police de Sherbrooke a assuré la sécurité dans le secteur et une quinzaine de pompiers ont participé à cette intervention.

La semaine dernière, une fuite de gaz naturel avait entraîné le confinement de deux immeubles dans le secteur du CHUS-Hôtel-Dieu. Quelques rues du secteur, un CPE et plusieurs résidences avaient été évacués le 9 octobre dernier. 

« Ce qui est différent aujourd’hui (jeudi), c’est l’ampleur de la fuite. Une conduite de trois pouces avec beaucoup de pression qui dessert plusieurs quartiers est majeure. C’est le type de fuite qui est plus rare et qui peut arriver une fois par année », signale Stéphane Simoneau du SPCIS.

La CSSRS explique que le plan d’évacuation de l’école LaRocque prévoit que les élèves soient hébergés à l’église Immaculée-Conception en cas de besoin. 

Dans la situation de jeudi, l’odeur se dégageant de la fuite de gaz était pire à l’église qu’à l’école. Le protocole du CSSRS prévoit que les élèves peuvent être transférés dans les écoles du secteur ou accueillis dans des autobus de la Société de transport de Sherbrooke déployés par le SPICS.