Frédéric Beaudoin

Frédéric Beaudoin conteste sa déclaration

Après avoir vu le tribunal accorder la preuve de faits similaire à son procès pour leurre informatique, Frédéric Beaudoin conteste le caractère libre et volontaire de la déclaration qu’il a donné aux policiers de la Régie de police Memphrémagog lors de son arrestation.

La suite du procès de Frédéric Beaudoin se déroule depuis le début de la semaine devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Beaudoin aurait utilisé Facebook pour solliciter les services de gardiennes, pour faire du ménage ou vendre des cellulaires afin d’attirer les adolescentes à son logement de Magog.

« Souvent, je ne leur demandais pas leur âge. Je pensais qu’elles étaient plus vieilles. Je leur donnais 18-19 ans (...) Facebook c’est fini; je m’en rends bien compte... », a exprimé Frédéric Beaudoin lors de sa déclaration qui répète à plusieurs reprises au cours de l’interrogatoire vidéo que son avocat lui avait recommandé de garder le silence.

Frédéric Beaudoin est accusé de 25 chefs d’accusation de leurre informatique ainsi que de contact sexuel, trafic de cannabis et possession de cannabis entre juin 2015 et mai 2016.

La journée de mercredi a été consacrée à l’audition de la requête en contestation du caractère libre et volontaire de la déclaration vidéo de l’accusé aux enquêteurs.

L’avocat de la défense Me Guy Plourde plaide que la déclaration doit être exclue de la preuve.

Lors de son témoignage dans le cadre de cette contestation de sa déclaration, il a mentionné qu’il avait peur des représailles des parents des plaignantes.

Il a justifié ses rires et sa camaraderie avec l’enquêteur par son stress, son angoisse et son état de choc à la suite de son arrestation.

Dans sa déclaration, il a nié être un pédophile, mais qu’il n’avait pas non plus contacté les adolescentes par amitié.

La juge Fabi rendra sa décision, jeudi, à ce sujet.

En début de journée, la juge a autorisé la preuve d’acte similaire à être produite devant le tribunal à l’endroit de Frédéric Beaudoin.

Les témoignages rendus par cinq des 25 plaignantes qui se sont rendues chez Beaudoin pourront servir pour les autres.

Depuis le début du procès, la juge avait entendu les témoignages de cinq plaignantes, pris connaissance des déclarations vidéo de trois autres victimes ainsi que lu les déclarations des autres plaignantes.

La juge a déterminé que les plaignantes avaient témoigné de bonne foi et qu’il n’y avait aucun signe de collusion entre elles.

Elle a noté que toutes les plaignantes étaient de sexe féminin, âgées de 12 à 17 ans, fréquentaient la même école secondaire et avaient toutes inscrit sur Facebook qu’elles gardaient des enfants.

La juge a retenu que Beaudoin utilisait « messenger » pour communiquer avec elles par des messages rapprochés dans le temps et que la façon de procéder était essentiellement la même soit de les inviter chez lui à venir garder un enfant qu’il n’avait pas. Il offrait de payer en argent et même plus cher si elles venaient la journée même.