Frédéric Beaudoin tentait se dissimuler son visage avec un capuchon au palais de justice.

Frédéric Beaudoin aurait contacté d'autres adolescentes

Alertée par le fait que Frédéric Beaudoin n’avait pas d’autre photo que la sienne et celle de son chat sur son profil Facebook, une adolescente avec qui il discutait pour qu’elle vienne garder chez lui a senti que quelque chose n’était pas normal.

Arrêté pour leurre informatique auprès de sept jeunes filles âgées de 14 à 16 ans en avril 2016, Beaudoin subissait la suite de son procès, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

L’accusé a vécu en juillet dernier les trois premiers jours de son procès relativement à 25 victimes alléguées.

Cinq adolescentes ont été entendues lors des trois premiers jours du procès qui se déroule devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec. Beaudoin aurait utilisé Facebook pour solliciter les services de gardiennes, pour faire du ménage ou vendre des cellulaires afin de vraisemblablement attirer les adolescentes à son logement du chemin du Ruisseau-Rouge à Magog.

Deux autres plaignantes ont été appelées à la barre, lundi.

Beaudoin aurait contacté l’une d’elles sur Facebook pour aller garder chez lui. Elle a mentionné qu’il n’y a jamais eu de conversation concernant son âge, mais seulement au sujet de l’invitation à garder.

Elle a précisé que son âge n’était pas le bon sur Facebook et sur l’emploi qu’elle occupait.

« Je voulais avoir plus d’informations avant d’accepter d’aller chez lui. Il m’a envoyé la photo d’un enfant d’environ quatre ans ainsi que celle de sa conjointe et un numéro de cellulaire », a expliqué l’adolescente.

« Il n’est rien arrivé d’autre à part les conversations », indique ce témoin. Elle a finalement refusé de se rendre chez lui. C’est de façon brusque qu’elle a mis fin aux conversations en lui écrivant : « Crisse de pédophile, va voir ailleurs. »

L’autre plaignante appelée à témoigner a mentionné avoir aussi été contactée par Beaudoin pour garder des enfants. Elle a refusé une première fois après notamment avoir appris par sa mère, qui connaissait Beaudoin, qu’il n’avait pas d’enfant. L’accusé a répliqué que c’était pour ceux de sa conjointe. Frédéric Beaudoin l’aurait contactée à une dizaine de reprises par la suite.

« J’avais toujours des empêchements, mais une fois j’ai accepté. Il m’a offert de venir me chercher. Il m’a demandé si mes parents étaient là et je lui ai dit que oui. Il n’est jamais venu me chercher », a soutenu la plaignante.

Elle a par la suite décidé de bloquer le profil Facebook de l’accusé.

« Il m’a aussi contactée pour savoir si je voulais faire des activités avec lui. Il me disait que j’étais belle et il cliquait j’aime sur les photos que je publiais (…) Je trouvais cela déplacé étant donné mon âge. Je ne savais pas son âge exact, mais il se rapprochait de celui de ma mère », indique cette plaignante qui a mentionné que son profil Facebook affichait un âge supérieur à 18 ans, mais qu’il était clair qu’elle allait à l’école secondaire.

Me Joanny Saint-Pierre du ministère public et l’avocat de la défense Me Guy Plourde doivent présenter leurs arguments au tribunal lors d’un débat en droit sur la théorie des faits similaires.