Jacques Séguin

Fraude majeure pour des dettes de drogue

Des dettes de drogue ont poussé un individu de Terrebonne à frauder des institutions bancaires de près de 100 000 $.
Incapable de rembourser ses créanciers, Jacques Séguin s'est placé dans de beaux draps.
Il a accepté de tremper dans des affaires illégales de fraude auprès de banques pour obtenir une quittance.
C'est cependant devant le tribunal que Séguin s'est retrouvé à la suite d'une série de fraudes.
Il a reconnu les faits, jeudi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.
Le stratagème qu'il avait mis en place consistait à ouvrir des comptes dans des institutions bancaires en utilisant de faux papiers. Il obtenait des marges de crédit puis les remplissait. Il remettait l'argent à ceux qui l'avaient incité à tremper dans ces affaires illicites.
Il a plaidé coupable à plusieurs accusations de fraude et d'utilisation de faux documents.
Jacques Séguin a fraudé des banques à Sherbrooke, Beloeil et Mont-Saint-Hilaire de juillet à septembre 2015 avant que son stratagème soit découvert dans une banque à Montréal en novembre de la même année.
« Il avait toujours la même façon de procéder. Il utilisait deux fausses pièces d'identité et de faux relevés de paie pour obtenir des marges de crédit. Par la suite, il faisait des retraits et des achats », a expliqué au tribunal la procureure aux poursuites criminelles, Me Claudie Marmet.
L'avocat de la défense Me Alexandre Tardif a demandé au tribunal qu'un rapport présentenciel complet soit confectionné dans le dossier de son client.
« Jacques Séguin est un individu qui consommait beaucoup de stupéfiants. Ses fournisseurs l'ont laissé s'endetter à leur égard. Ils lui ont par la suite expliqué le stratagème pour rembourser les sommes en se présentant dans les banques », explique Me Tardif.
Jacques Séguin avait d'ailleurs déjà été poignardé par l'une des personnes qui ont bénéficié de ces fraudes.
« S'il ne s'était pas endetté pour des stupéfiants, j'aurais pu faire valoir une défense de contrainte. Cependant, mon client ne nie pas les faits », indique Me Tardif.
Jacques Séguin a d'ailleurs reconnu les faits devant la juge Fabi en répondant : « Oui, je l'ai fait » lorsque la juge lui a demandé s'il reconnaissait les crimes relatés par les avocats au dossier.
Me Tardif tenu à préciser que son client avait bénéficié de seulement 5000 $ sur l'importante somme de près de 100 000 $ qui avait été soutirée aux institutions financières. Aucune accusation n'a cependant été portée contre les individus qui auraient poussé Jacques Séguin à commettre ces crimes.
Les observations sur la peine dans ce dossier se dérouleront le 29 novembre prochain au palais de justice de Sherbrooke.