Mavryck Saint-Jean connaîtra sa peine le 28 août prochain.

Feu à l'Empreinte : St-Jean pourrait éviter la prison

La reprise en main de Mavryck Saint-Jean pourrait lui permettre d'éviter de se retrouver derrière les barreaux.
Cet individu est à l'origine de l'incendie qui a lourdement endommagé l'édifice qui accueillait le restaurant l'Empreinte sur la rue Marquette à Sherbrooke en février 2016.
Depuis les événements, Mavryck Saint-Jean a entrepris et complété une thérapie volontaire pour vaincre ses problèmes de consommation de drogue. Il effectue d'ailleurs un suivi régulier avec la maison de thérapie.
Il réside maintenant dans le secteur de Calgary en Alberta avec son père. Il a entrepris des démarches pour retourner aux études.
Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, il a demandé que les observations sur la peine dans son dossier se déroulent le 28 août prochain afin qu'il puisse compléter son admission au Cégep.
Les avocates au dossier Me Mélissa Gilbert en défense et Me Nathalie Robidoux du ministère public ont indiqué qu'elles pourraient présenter une suggestion commune de peine de détention à purger dans la collectivité.
Un rapport présentenciel positif a été soumis à la juge Desgens, ce qui milite en faveur d'une peine individualisée axée sur la réhabilitation du jeune homme.
Lors de son plaidoyer de culpabilité, Mavryck Saint-Jean a admis que c'est en voulant expérimenter un nouveau procédé de « soupe au pot » qu'il a provoqué l'incendie qui a lourdement endommagé l'édifice de la rue Marquette.
Mavryck Saint-Jean avait placé au congélateur un récipient contenant un mélange de butane et de feuille de marijuana afin de produire de l'huile de cannabis. L'accusé avait trouvé sur Internet une « recette » pour produire de la résine de cannabis de façon plus « bio ».
Quelques heures plus tard, le contenant a explosé causant un incendie à l'immeuble du 425 de la rue Marquette vers 6 h le 18 février 2016.
Mavryck Saint-Jean a reconnu une accusation de possession de matériel incendiaire, soit du butane.
Les chefs d'incendie criminel et de production d'huile de cannabis sont encore en suspens. Ils pourraient être modifiés pour permettre l'imposition d'une peine à purger dans la collectivité.
Mavryck Saint-Jean se trouvait chez des amis lorsqu'il a tenté cette « expérience » de « soupe au pot ». Les deux occupants du logement ont dû sauter du deuxième étage afin d'échapper aux flammes. L'occupant d'un autre logement a pu aussi se sortir du brasier sans séquelle.
Le restaurant l'Empreinte a rouvert ses portes quelques mois plus tard sur la rue King Ouest.