Félix Désautels-Poirier

Félix Désautels-Poirier introuvable en Californie

Les proches de Félix Désautels-Poirier essaient de ne pas perdre espoir, mais il s’atténue à mesure que le temps file. Quatre jours après la disparition du Sherbrookois de 25 ans et après 48 heures de recherches de la part de la police d’Arcata et de la garde-côtière californienne, les amis réunis sur place et la famille demeurée au pays espèrent toujours que le jeune homme sera retrouvé vivant, mais le doute s’est fortement installé.

« Ils étaient dans un marais, une réserve écologique assez grande avec beaucoup de canaux, ce n’est pas simple », explique calmement sa mère Claudine Désautels, clouée à Sherbrooke par la maladie et ses traitements de chimiothérapie.

L’enquête policière a été confiée à la police du comté d’Arcata. « Aujourd’hui (vendredi), il y avait deux chiens policiers qui ont participé aux recherches. Le lieutenant à qui j’ai parlé espérait qu’il y aurait plus d’unités canines demain, parce qu’il y a des chiens qui sont spécialisés dans les recherches sur terre et d’autres pour les recherches dans l’eau. Les chiens peuvent plonger dans des endroits qui sont difficiles d’accès pour les humains », explique Mme Désautels.

Disparition en pleine nuit

Félix Désautels-Poirier venait de terminer sa troisième saison de cueillette de petits fruits dans l’Ouest canadien quand il est parti vers la Californie avec des amis pour y rejoindre une amie. Le groupe campait dans la réserve d’Arcata March, dans le nord de la Californie, où ils ont fait la fête lundi soir. Incapable de déplacer Félix dans un état d’ébriété avancé, ses amis l’ont couvert et laissé dormir sur place. Au matin, il avait disparu, laissant sur place ses effets personnels, dont son portefeuille et ses lunettes.

« Sans ses lunettes, il ne voit rien, il ne peut pas être allé très loin, croit sa mère. Les recherches ont cependant commencé avec un certain délai, c’est-à-dire mercredi. Quand ses amis ont signalé sa disparition mardi, ils n’ont pas vraiment été pris au sérieux parce que c’est une bande de migrants un peu punk et que ça ne faisait pas 24 heures qu’il était disparu. Mais depuis mercredi, on cherche plus sérieusement. »

Drone et hélicoptère ont été mis à contribution pour les recherches en raison du terrain accidenté et de l’immense zone marécageuse. Plusieurs amis cueilleurs et Sherbrookois sont aussi partis sur place pour aider aux recherches.

« Il parait que les policiers sont nombreux sur place pour participer aux recherches. Au téléphone, le lieutenant ne m’a pas parlé d’arrêter les recherches. Les policiers seront encore là samedi et toute la fin de semaine. Mais à ce stade-ci, on se doute bien que l’on recherche un corps... » s’attriste Mme Désautels.
Félix Désautels-Poirier est cuisinier et a oeuvré entre autres au Baumann et à la taverne américaine O Chevreuil. Il revenait travailler en cuisine l’hiver avant de repartir faire la cueillette l’été avec des amis. Il espérait décrocher d’autres contrats en Californie.

« C’est un jeune qui aime la vie, mais qui est aussi relativement responsable, confie Claudine Désautels. Avant de partir pour la Californie, il avait paysé d’avance son logement et son électricité, il était toujours organisé. »